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Nouvelle Vague au Colisée de Lens : un souffle d'air frais en pleine morosité
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Nouvelle Vague au Colisée de Lens : un souffle d’air frais en pleine morosité

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27 septembre 2020 - par Nicolas FOURNIER

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Il est 20h10 ce soir au Colisée de Lens : les lumières se tamisent, des bruits de hall de gare sont diffusés en fond sonore, trois musiciens de Nouvelle Vague prennent place sur la scène.

Une nappe électro est lancée, suivie bientôt de notes de guitare acoustique, permet de reconnaitre la mélodie de Fade to Grey. Deux chanteuses arrivent ensuite pour interpréter en version new wave ce titre mythique du groupe Visage, donnant ainsi le coup d’envoi d’une soirée riche en émotions.

Cela fait très longtemps qu’il n’y a pas eu de concerts, beaucoup de spectateurs remettent seulement aujourd’hui les pieds dans une salle de spectacle. L’ambiance est d’ailleurs un peu étrange, chacun portant un masque comme il se doit. L’une des chanteuses tient à dédramatiser : “Vous êtes beaux derrière vos masques, on sent les sourires” déclare-t-elle.

Pour les avoir vus il y a un peu plus d’un an à Haubourdin, la liste des morceaux est classique tout comme les reprises des chansons jouées qui rappellent les années 1980 agréablement. Just Can’t Get Enough, leur version la plus connue de Depeche Mode mais aussi Love Will Tear Us Apart de Joy Division replonge dans une ambiance sensuelle et envoûtante avec les petites touches de bossa-nova qui caractérisent le projet.

D’autres versions sont plus difficiles à reconnaitre comme le Blue Monday de New Order repris par Nouvelle Vague.

On note un gros penchant pour le punk : I Wanna Be Sedated (The Ramones) et surtout Too Drunk To Fuck pendant lequel Mélanie Pain (l’autre chanteuse, déjà venue à Lens dans le passé récent) invite le public à chanter. Pas facile cependant avec les masques, cette version est d’ailleurs presque trop sage par rapport à l’interprétation plus “chaude” du concert d’Haubourdin.

On notera aussi la version d’Human Fly (des Cramps) dont le thème de la chanson est expliqué préalablement par les chanteuses mais dans une intonation rappelant les présentations inquiétantes des films d’horreur.

Le temps file vite, la fin du spectacle de Nouvelle Vague arrive rapidement. Encore un rappel surprenant composé notamment d’une composition originale et en français du quintet (La pluie et le beau temps) et il est temps de sortir.

Le public de Nouvelle Vague se déverse alors rapidement dans la rue piétonne, sous une pluie fine qui commence à tomber sur la région. Ce fut bref (1 h 20 environ), mais c’est un spectacle de qualité qui, dans l’ambiance actuelle, doit encourager le public à revenir dans des salles de concerts.

Découvre le reportage photographique de Ludovic Mannechez !

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