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Zoom sur la scène lilloise : Big Death Amego

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22 avril 2020 - par Mathilde Pastor

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En ce temps de confinement, vous comprendrez qu’il n’est pas évident pour moi de vous faire de belles et constructives critiques événementielles.

Comme la quarantaine n’empêche pas la discussion, j’ai eu la chance de pouvoir interviewer le groupe Big Death Amego, groupe de punk hardcore de la région lilloise.

Quoi de mieux pour découvrir de nouveaux artistes que de les laisser vous parler d’eux ? Rien. Alors c’est parti avec le groupe Big Death Amego !

big death amego
De gauche à droite : Louis : basse et chant / Clément : guitare rythmique et choeurs / Sacha : batterie / Pierre : guitare soliste / Hugues : chant.

Quelle est l’histoire du groupe Big Death Amego ?

Hugues : Cela fait environ cinq ans que le projet existe. Je me suis lancé en solo à la suite d’une rupture. C’est l’histoire de notre nom : je vivais cette rupture comme une mort spirituelle (BIG DEATH). C’est une période pendant laquelle les proches sont importants (AMEGO). Puis, le projet a mûri et j’ai décidé de monter un groupe avec Clément, mon pote de scène, avec qui on avait déjà monté deux projets, mais surtout, un ami de longue date. Puis est arrivé Louis, rencontré par hasard dans les rues de ma ville natale.

Louis a un style beaucoup plus groovy et inspiré du funk : il devient vite un membre essentiel du groupe. Les textes évoquent mon ressenti personnel, ma façon de voir la vie, le temps qui passe, l’envie de rester jeunes. On évoque la vie de façon métaphorique et sans jugement. En 2016, Louis décide de quitter le groupe après plus d’un an de répétitions dans la cave de ses parents.

Puis en 2017, je rencontre Pierre. Le courant passe bien : il est calé en guitare et a une vision ultra carrée de la musique, alors naturellement je l’invite aux répétitions et puis l’avis est unanime : il a sa place parmi nous ! Avec son arrivée et grâce à ses compos plus structurées, le groupe commence son virage vers un son plus punk/hardcore. Fin 2018 et avec l’aide de Tom (cf. RIFFSTUDIO à Crespin) on enregistre un album, Unthinking. Ça nous prendra un an. Et là, arrive une bonne nouvelle : Louis fait son grand retour.

De mon côté, je commençais à avoir envie de lâcher la guitare pour me focaliser sur le chant et l’arrivée de Sacha tombe à pic. Il va remplacer Clément à la batterie qui lui, prendra la deuxième guitare. La technique et le jeu appliqué de Sacha associés à l’énergie brute de Clément à la guitare seront une force pour atteindre le niveau et le son que nous recherchions.

 

Quelles sont vos influences majeures ?

Louis : Elles sont larges et ont d’ailleurs évolué depuis la création du groupe. Le style était à l’origine grunge/punk, et est devenu plutôt punk hardcore avec le temps. Chaque membre vient d’horizons différents, entre le grunge, le stoner, le hardcore, le métal, mais aussi le hip-hop. On essaie surtout de mélanger les genres sans se coller une étiquette. Mes influences sont assez différentes du reste du groupe, avec en premier lieu le hip-hop old school américain comme Wu Tang, par exemple, et le jazz.

J’écoute forcément beaucoup de rock, que ce soit les classiques comme Pink Floyd, The Doors, Frank Zappa ou des plus récents, surtout stoner et rock psychédélique comme The Machine. Dans le jeu de basse, j’apporte un côté très groovy et mélodique.

Hugues : C’est un peu cliché mais je dirais Nirvana pour leur énergie, Renaud pour son côté franchouillard et ses textes qui me parlent beaucoup, et pour finir le côté révolutionnaire de Guerilla Poubelle.

Sacha : J’ai grandi en écoutant pas mal de groupes comme Limp Bizkit, Papa Roach, Rage Against The Machine, Korn… Mais surtout Linkin Park !

Pierre : J’ai été bercé par le rock des années 1970 comme les Pink Floyd ou Led Zeppelin. J’ai évolué vers le métal à l’adolescence quand j’ai découvert Metallica, Korn et Deftones, qui restent des influences majeures pour moi aujourd’hui.

Clément : Mes références sont plutôt Nirvana, Black Sabbath entre bien d’autres, mais aussi des groupes locaux tels que No Sleep Till Dawn ou Jodie Faster.

 

Comment vous définiriez-vous en un mot ? Pourquoi devrait-on venir vous voir en concert ?

Hugues : On est énergiques. Notre force est dans l’émotion que l’on transmet quand on joue sur scène. C’est les feedbacks que nous avons des spectateurs !

Clément : Nous sommes déchaînés ! On préfère de loin les concerts à l’enregistrement. On prend vraiment notre pied quand on joue face au public, de vraies bêtes de scène. Et les gens nous le rendent bien.

Louis : Comme Hugues, je dirai qu’on est énergiques. C’est aussi la raison pour laquelle il faut venir nous voir en concert. Sur scène, on vit un moment de pur bonheur.

Pierre : A mes yeux, ce qui définit Big Death Amego, c’est son éclectisme. Nos influences très variées nous permettent d’être très créatifs.

Sacha : On est fous ! On dégage une énergie de malade sur scène. Pour ma part, je termine soit complètement lessivé, soit en PLS à la fin de chaque concert tant on se donne à fond.

“Un jour, quelqu’un a demandé à un organisateur : “c’est quoi Big Death Amego ?” Et il a répondu “Big Death, bah… C’est Big Death, quoi !”. C’est le plus beau compliment qu’on puisse faire à un groupe !”

Vous vous inspirez de quoi pour écrire ?

Hugues : J’écris la plupart des textes. Sans forcer : si je n’ai pas d’idées, je n’écris pas. Je veux que les textes soient écrits avec les tripes, qu’ils sortent de ma face cachée, celle dont on ne peut pas avoir connaissance en dehors de la scène. Mais tout le monde peut écrire, Pierre et Louis ont d’ailleurs écrit plusieurs textes.

Clément : Pierre compose et Louis traduit les textes.

Louis : Pour la composition, c’était aussi Hugues à l’origine, qui a voulu au fur et à mesure, se concentrer sur le chant. Il a par la même occasion laissé la partie composition à Pierre, plus récemment arrivé dans le groupe. Ces derniers temps, on a un peu changé dans l’approche, et on essaie vraiment de se concentrer à cinq sur la composition pour vraiment faire ressortir les idées de chacun.

Pierre : Aujourd’hui, c’est l’alchimie entre nous tous qui fonctionne. Et l’arrivée de Sacha à la batterie et Clément à la guitare nous permet à chacun d’exploiter toutes sortes d’idées qu’on mélange. Si en répétition on s’éclate à jouer, on ne peut que s’éclater sur scène !

Sacha : Tout est dit. Avec Clément, on a plus qu’à suivre le rythme et être inventifs sur nos instruments respectifs.

Vous partez en tournée en Angleterre en « partenariat » avec un groupe anglais, comment ça se passe ?

Louis : Cette tournée est arrivée de façon complètement imprévue ! Un groupe de métal londonien, Torchbearer nous a contactés en novembre 2019 pour nous proposer un partenariat puisqu’ils partaient en tournée en Europe et voulaient passer par la case Lille. En gros : on joue ensemble, on organise leur arrivée à Lille, on leur trouve une date, un endroit, etc.

Et en retour, ils font la même chose pour nous, à Londres. Forcément, on a voulu profiter de l’occasion pour nous trouver d’autres dates et faire une tournée au Royaume-Uni : une opportunité pareille, il ne faut pas la louper. On a donc trouvé une date à Hastings puis une autre à Cardiff. Malheureusement, avec le confinement tout a été annulé ! Un report est prévu pour le mois d’octobre.

Clément : Louis gère les échanges, car on est nul en anglais ! C’est aussi pour ça que c’est lui qui traduit les textes d’ailleurs !

 

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Hugues : Un nouvel EP, faire des festivals, jouer avec nos groupes préférés, partir en tournée…

Clément : S’exporter tout en gardant notre lien avec le Nord : nous sommes hyper attachés à la scène locale. Cet ancrage est primordial pour nous. Vous pouvez aussi nous souhaiter d’enregistrer un nouvel EP.

Louis : Pouvoir jouer dans le plus d’endroits possibles, rencontrer de nouvelles personnes, jouer avec d’autres groupes !

Pierre : Enregistrer notre prochain EP, et continuer de s’exporter un maximum. Et d’un point de vue musical, de continuer d’exploiter notre créativité en continuant de nous éclater et de donner du plaisir à notre public. C’est cette symbiose qui est la plus importante.

Sacha : AVOIR UN MAXIMUM DE THUNES ! Blague à part, que notre musique s’exporte à l’étranger et qu’on puisse faire une tournée européenne et faire vibrer les gens à grands coups de breakdowns !

Big Death Amego, c’est avant tout un groupe de potes qui cherche à s’éclater grâce à une passion commune : la musique. On n’a plus qu’une hâte, c’est que la fin du confinement arrive vite pour qu’on puisse aller profiter de leur fougue sur scène !

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© Mathilde Pastor Mahé

 

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