Facebook CCC Flickr CCC YouTube CCC Instagram CCC Twitter CCC Soundcloud CCC Pinterest CCC
Actualité culturelle en Hauts-de-France et Belgique
Mogwai et Meshuggah Au Grand Sud de Lille © Nicolas Fournier
Reportages

Mogwaï et Meshuggah Au Grand Sud de Lille © Nicolas Fournier

0 commentaire
3 juin 2022 - par Sébastien CIRON

 732 vues au total,  6 vues aujourd'hui

Ce soir, direction le Grand Sud où l’Aéronef a délocalisé une date remise plusieurs fois : le concert de Mogwaï. La scène d’Euralille étant prise pour accueillir Meshuggah, c’est la salle de Lille-Sud qui reçoit les écossais. Un cadre inédit pour les eux car ils ont déjà été programmé une demi-douzaine de fois depuis leurs débuts à l’Aéronef !

La soirée débute avec Bdrmm (ne me demandez pas comment ça se prononce). Ce quatuor propose un post rock assez proche de celui de Mogwaï. Cela change de Sacred Paws qui ouvrait pour eux en 2017 et dont le style musical et le ton désinvolte avaient un peu rebuté les spectateurs.
Il n’y aura pas ce problème ce soir, les titres s’enchaînent dans un déluge sonore tout juste interrompu par des problèmes techniques à mi-parcours. C’est vrai qu’on les imaginait mal continuer en acoustique plaisante-t’on avec mon voisin. Comme pour la tête d’affiche, le groupe est avare de paroles. La voix du chanteur est à peine audible, utilisant plus souvent son micro pour interpeller ses techniciens que pour chanter. On notera d’ailleurs que son micro avait un volume très faible et que sa voix était noyée par la réverbération. En tout cas, les 8 titres prometteurs interprétés lors de 45 minutes épiques donnent clairement envie de revoir cette formation.
Enfin, les tant attendus Mogwaï arrivent sur scène. Le premier titre (To the bin my friend, tonight we vacate earth) est caractéristique du style des écossais : lente progression, rage contenue et explosion finale pour des titres qui maintiennent une certaine tension pendant des périodes prolongées. Une agressivité latente pourrait-on dire, que suggère d’ailleurs ce loup, la gueule ouverte, qui orne l’affiche rouge au fond de la scène.
Comme prévu, le groupe écossais chante peu sur ses titres (« Richie Sacramento » et le plus tendre « Cody » uniquement) et d’ailleurs la voix du chanteur est très faible. Ce qui ne l’empêche pas de remercier le public presque entre chaque chansons.
Après les deux titres chantés précédemment évoqué on écoutera « Ex-Cowboy », titre lent mais aux riffs marqués. Le suivant, « Midnight Flit », reprend les chemins rugueux du groupe tandis qu’« I know you are » permet au guitariste de bien s’amuser avec ses pédales d’effets car il passe tout le morceaux accroupis en faisant varier leurs paramètres.
Mais voici qu’arrive un des moments clés du concert : l’enchaînement de deux gros tubes du groupes : « I’m Jim Morisson, I’m dead » et « Remurdered ». Deux morceaux salués comme il se doit par le public. Il faut noter la performance que cela constitue : un public capable de vibrer à une émotion provoquée par une musique instrumentale qui, même s’il existe des similitudes dans la construction, est quand même très éloignée des standards actuels et qui plus est en étant rarement chanté.
La fin du concert approche, « Drive the Nail », un dernier titre issu du dernier album « As the love continues » éclate une dernière fois toute la puissance du groupe. Une petite vieillerie pour finir (Like Herod, issu du premier album sorti en 1997) histoire d’offrir un panorama complet de la discographie du groupe.
Après une petite pause, les musiciens reviennent pour un rappel emprunt de nostalgie car ils mettent encore en avant des vieux titres (« Mogwai fear satan » et « Hunted by a freak » datant respectivement de 1997 et 2003).
Alors certes comme me le fait remarquer un autre spectateur à la fin de cette performance d’une heure 45, la formule est assez répétitive mais il se dégage tout de même un vrai parti pris artistique qui ne laisse pas indifférent et osons le dire, une vraie émotion partagée avec le public.

Mogwai et Meshuggah Au Grand Sud de Lille © Nicolas Fournier

0 commentaire réagissez au sujet de cet article !


Vous aimerez aussi

Votre courriel ne sera pas publié