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WE ARE ENFANT TERRIBLE : La femme aux faux cils

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1 avril 2015 - par L'équipe

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Chronique du EP qui sort le 13 avril !

En reprenant une chanson composée par Michel Polnareff pour Annie Girardot dans le film “Erotissimo” en 1968, le trio Lillois électro emmené par la pétillante Clotilde Floret, ose pour la première fois le chant en français (après deux albums tout en anglais), tout en empruntant une direction kitsch culottée.  En plus de nous conter avec une forme de nonchalance sexy des paroles provocatrices révolues (en phase avec la libération sexuelle féminine dans les années 1960), la reprise originale sonne musicalement comme un revival de ce qui se faisait de mieux dans les années 1990 en matière de musique pop house et disco psychédélique, à l’instar du groupe phare Deee-Lite (souvenez-vous “Groove is in the heart”). Comme eux, les Lillois ont sans doute été influencés lors de leur dernier voyage au Brésil, car dans la production, le style sonne similaire. La mélodie acidulée entêtante, la guitare pop caressante, le rythme dansant de la house music, agrémenté de sonorités électroniques discoïdes et exotiques, en fait un tube estival par excellence.

Mais l’intérêt de ce nouveau single ne s’arrête pas là et résiderait même essentiellement pour ses quatre remixes à dancefloor d’anthologie, qui risque de faire grimper collectivement les températures corporelles, en plus de faire vibrer les ouïes épicuriennes. Le “You Man Remix” réalisé par d’autre Lillois du même nom est définitivement taillé pour la piste de danse avec sa trame de basse deep house obsédante, reprenant judicieusement la voix de Clotilde, jusqu’à des effets jouissifs. Le second remix du Parisien “David Shaw and the Beat” lui use brillamment du riff funky de la guitare sur des effets disco rock à la Gossip (“Jealous Girls” en 2008), emmenant le titre sur une voix citadinement plus enjouée. Avec le producteur mexicain Juan Soto on flirte avec le Novo Dub des années 1990 (une nouvelle fois), perdu sur une route en plein désert ou seul compte les sons, et mélodie remodelée en chill out.  Pour conclure “Meki & Kolen” d’autres Lillois DJs producteurs, achèvent l’EP sur un coup de bluff , tant l’orientation techno croirait être produite à Détroit. Les sons réverbérants évoquent clairement ceux employés par Kraftwerk sur “Planet Of Vision” (1999), qui  rendaient là justement hommage à la métropole, qui sans eux, n’aurait connu scène légendaire. Aujourd’hui à travers cet effort pour We Are Enfant Terrible, l’évolution perdure à Lille, pour le plus grand plaisir des aficionados.

Avec ce nouvel EP annonciateur ou intermédiaire du futur troisième album (vivement attendu), We Are Enfant Terrible démontre qu’ils font définitivement partie de la scène du Nord de la France en pleine mutation, mais aussi du paysage universel des groupes contemporains sans frontières. La classe.

weareenfantterrible.com

Josse JUILIEN

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