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Main Square Festival 2016 Arras Jour 2 ©Sébastien Feutry
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Main Square Festival 2 juillet 2016 à Arras

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11 juillet 2016 - par Nicolas FOURNIER

Après un vendredi soir pluvieux, la journée du samedi au Main Square Festival paraît nettement plus prometteuse. Et pas seulement du point de vue météorologique.

Il fallait arriver tôt au Main Square Festival, car dès l’ouverture du site, il y a foule. On se dirige immédiatement vers la Greenroom pour entendre Cardri. L‘un des vainqueurs du tremplin organisé pour cette édition. Amateur d’un hip-hop efficace. Un genre que l’on retrouvera comme un fil rouge sur cette journée. Le duo se compose d’un producteur et d’un chanteur d’origine américaine doté d’une solide présence scénique. Une très bonne entrée en matière.

Mais pour moi il y a déjà un gros rendez-vous sur la grande scène. Il est 15h30 au Main Square Festival et les Anglais de Lonely The Brave vont débuter leur set. Quelques fans de la première heure avaient pu les découvrir ces deux dernières années. En effet, ils étaient passés à la Péniche de Lille. Cette fois-ci, le public est beaucoup plus important pour ceux qui viennent de sortir leur second album « Things Will Matter ». Le chanteur David Jakes est toujours aussi statique et peu loquace, sa casquette visée sur son crâne.

Pour la communication, il faut compter sur le guitariste Mark Trotter qui, entre deux séances de re-coiffage, nous dit tout le bien qu’il pense du public local et sa satisfaction de jouer en France. Si le quintet se la joue sans esbroufe, la qualité musicale de leur rock brut et sincère est indéniable. Même quand ils s’attaquent à une fausse balade comme « Science ». Une confirmation que ce groupe qui, dans la lignée d’un Biffy Clyro, mérite vraiment d’être pris en considération.

Nouveau déplacement vers la petite scène pour découvrir Bear’s Den. Eux aussi ont eu les faveurs de la Péniche lilloise à la rentrée 2015. Les deux Londoniens évoluent dans la musique folk pas si dépouillée que ce que le genre laisse généralement entendre. Et surtout, portée par des mélodies plutôt sympas. L’emploi du temps laissant assez peu de temps entre chaque formation. Il faut (trop) rapidement les laisser pour regagner la grande scène avec l’une des formations françaises programmées ce samedi ainsi que l’une des plus énervées de la journée : Mass Hysteria.

Difficile à croire… C’est le premier passage des Bretons à la citadelle d’Arras. Le festival ne rechigne pourtant pas à faire venir des formations métal. Mass Hysteria enchaîne les gros festivals depuis deux semaines (le Download et le Hellfest lors des week-ends précédents). La setlist est raccourcie par rapport à leur tournée en tête d’affiche. Leur heure de présence sur scène en plein milieu de l’après-midi n’a pas découragé les « furieux » de venir. Délaissant un peu leur dernier album « Matière noire »… Mous et sa bande ont privilégié des albums plus anciens pour faire honneur à leurs 20 ans de carrière. Le set est toujours aussi efficace et ils n’hésiteront pas à descendre dans la foule, nombreuse, pour être au contact du public. Ils joueront dans une main stage quasiment pleine, preuve de l’enthousiasme suscité par leur programmation.

Changement de scène et changement de style avec l’électro délirant de Flavien Berger. Rajouté à l’affiche du Main Square Festival en toute hâte après la défection de Nathaniel Rateliff & the Night Sweats, le Parisien, dont la légende veut qu’il ait commencé à composer sur… sa Playstation, a offert un moment totalement déconcertant. S’il faut bien avouer que la musique est moins intéressante que le personnage qu’il s’est créé. L’ambiance est suffisamment festive en tout cas pour passer un agréable moment, qui trouvera un prolongement plus tard dans la soirée. Mais je garde un peu de suspens….

La fête : les Canadiens de Walk off the Earth en ont une définition bien à eux. Elle passe notamment par une suite de reprises (« Hello », « Happy, « Cheerleader »… je vous épargne la liste des interprètes originaux). C’est effectivement frais, bien joué et original. Mais cela sonne quand même un peu trop facile et creux. On passe un agréable moment toutefois mais sans plus. On passe ensuite à des artistes qui ont connu ou connaissent encore les joies des passages fréquents sur les radios. On débute par la Marseillaise Marina Kaye. Pas trop ma tasse de thé a priori. J’admets que la musique est sympathique. Elle remplit bien son rôle en mettant en valeur la voix de la jeune femme. Je reste un court moment pour découvrir, car j’admets que sur scène, elle se défend plutôt bien.

Car c’est pour bientôt l’une des deux grosses têtes d’affiche du jour : les Californiens de The Offspring. Oui, on est tous là pour la même chose. On veut voir en chair et en os ceux qui ont bercé notre adolescence. Le quatuor vient même sans véritable actualité (un nouveau single « Coming for you » vient juste de sortir). Le concert fait la part belle aux albums des années 1990. Americana en tête et Smash bien sûr. Leurs deux plus gros succès commerciaux avec les tubes « Pretty Fly », « Come out and Play », « Why Don’t You Get a Job ? » et « Self Esteem ». À titre personnel je suis ravi de pouvoir entendre le très bref « All I Want ». Seul « Gotta Get Away » fait peut-être défaut.

La petite replongée nostalgique est bien agréable, d’ailleurs Dexter Holland a toujours la même tête avec ses cheveux peroxydés. Lui et Noodles, le fidèle guitariste, font toutefois un peu plus que le boulot que l’on attendait d’eux. On sent que malgré les années le plaisir demeure pour eux comme pour le public. Même si cela ressemble à une tournée best-of, c’est clairement ce que le public attendait.

Nouveau et court interlude sur la Greenroom (la traversée du festival est de plus en plus difficile). Cette fois pour écouter X-Ambassador. Un autre groupe qui pourrait espérer un bel avenir et qui était en première partie de Muse à la Tour Eiffel quelques jours avant. Mélangeant les genres pour obtenir une sorte de pop R’n’B, la musique est, certes entraînante… Toutefois, on formulera les mêmes reproches qu’à Marina Kaye ou Walk off the Earth. Cela sonne quand même un peu creux. On entendra leur tube « Renegades » alors que l’on s’installe tranquillement pour ce qui est la tête d’affiche de la soirée : Mackelmore & Ryan Lewis.

Le duo hip-hop originaire de Seattle s’est fait connaître avec des titres comme « Thrift Shop » ou encore « Can’t Hold Us », qu’ils ne manqueront pas de jouer évidemment. La seule formation à avoir droit à une heure trente de présence sur scène, a tout de même un intérêt bien plus large. Ils sont près d’une dizaine sur scène, danseurs et musiciens inclus. Exploitant au mieux tout l’espace mis à leur disposition, ils vont offrir un spectacle réellement enthousiasmant. Le public ne s’y trompera pas lorsqu’ils interpréteront les succès évoqués ci-dessus.

Comme on peut s’y attendre, Ryan Lewis, le producteur, reste dans l’ombre laissant son acolyte plus expansif, Mackelmore, prendre la lumière et surtout communiquer avec le public. Des interventions pleines de sympathies pour le public local du Main Square Festival. On relèvera également les quelques mots en introduction de « Same Love » pour les victimes d’attentats des dernières semaines. Ainsi qu’un hommage à Prince avec une chorégraphie pendant que résonne « Kiss ». Incontestablement, la grande performance du soir.

On quitte les rappeurs américains pour la nouvelle coqueluche du rap français : Nekfeu. Autant le duo américain varie le style de sa musique à chaque chanson en y apportant une touche moderne, autant l’ex-membre de 1995 s’accroche plutôt à un style oldschool. Mais la vraie performance est vocale. Il faut le voir, entouré par ses acolytes (une bonne demi-douzaine de choristes) débiter à une vitesse folle ses textes. Même si ce n’est pas trop mon truc, il faut admettre qu’il maîtrise très bien la scène et que le public le suit clairement.

Comme souvent, ce sont deux formations électros qui ont la charge de conclure la journée. Birdy Nam Nam enchaîne son show sitôt le quart de finale Allemagne-Italie conclu aux tirs au but. Le style n’est pas sans rappeler C2C. Le groupe était venu aussi finir une soirée au Main Square Festival il y a quelques années. Installé derrière leurs tables de mixage, le trio enchaîne ses titres devant une foule encore assez nombreuse. Enfin, les délirants Salut C’est Cool satisferont les plus courageux restés jusqu’à 2 heures du matin. Ils ne seront pas déçus, car Flavien Berger viendra les rejoindre dans leurs élucubrations le temps d’un titre.

Encore une journée longue et riche en émotion au Main Square Festival. Peu de vraies découvertes, mais une confirmation (Lonely The Brave), du gros son ravageur (Mass Hysteria, The Offspring) et des bêtes de scènes (Nekfeu, Makelmore & Ryan Lewis) auront ponctué ce samedi soir. En attendant avec impatience la programmation de l’an prochain.

Tous les reportages photographiques du Main Square Festival 2016 :

Journée une par François Régulski,

Journée deux par Sébastien Feutry,

Journée trois par François Régulski.

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