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Le Trouvère à l’Opéra de Lille

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18 janvier 2016 - par L'équipe

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Acte I

Un West Side Story en Opéra. Encore une histoire des amants maudits me diriez-vous et bien oui ! MAIS… C’est plus que cela, histoire de frère et de meurtres et de gang ! Le scénario (dirai-je ici) écrit au XIXe siècle et censé se passer au Moyen-Âge. Le XIXe siècle où l’on retrouve une fascination pour la bohémienne et le Moyen-âge comme avec Victor Hugo (Notre-Dame de Paris). Ce personnage sensuel et mystérieux n’a pas cessé d’en inspirer et Verdi ne manque pas à l’appel.

Cet opéra tourne autour de cette culture si mystérieuse pour l’époque. La bohémienne aurait des pouvoirs surnaturels et se rapproche presque d’une sorcière qu’il faut brûler au bûcher. L’histoire commence par un long flash-back d’Azucena, une gitane qui revit douloureusement la mort de sa mère tuée par le vieux comte de Luna, accusée à tort d’avoir ensorcelé son deuxième fils. Elle explique tout cela à son fils, Manrico, le trouvère. Elle lui avoue à la fin de son récit que son véritable fils aurait péri dans les flammes du bûcher et qu’il serait en réalité le deuxième fils du vieux comte de Luna censé mourir pour venger la mort de la mère. OUF NON ! Elle aurait élevé cet enfant comme son propre fils. Mais pas de problème, le faux fils ne capte même pas sa véritable ascendance ! Quant à lui, ce faux fils, le trouvère, aurait succombé au charme d’une noble, Leonora suivante de la reine. Leonora elle aussi sous le charme de Manrico ne peut pas l’épouser, car le nouveau comte de Luna l’aime aussi (oui le vieux comte de Luna est son père et en fait Manrico est son frère !!!). Le spectateur au courant de toute l’intrigue est assis dans son fauteuil et s’attend avec un sourire narquois à toutes sortes de péripéties. La suite au deuxième acte.

Acte II

Le décor installé ici ne suit pas du tout la tradition médiévale. On se sent plutôt dans un décor qui nous emmène dans un monde différent. Comme si vous étiez à New-York dans le Brooklyn des années 1980. Le Comte serait un peu le gros bras du coin suivie de sa petite équipe de minions. Le trouvère serait comme un poète plein d’espoir qui vit encore avec sa mère adorée et Léonora la leadeuse (oui ça se dit) d’un groupe de fille un peu rebelle sur les bords mais qui pense quand même à aider son prochain. Les décors bien que déroutants au premier abord, en total contraste avec les voix claires des chanteurs et le décor somptueux de la salle, s’accordent au final parfaitement à l’histoire. Tout comme un Roméo et Juliette des quartiers mal famés, le trouvère a trouvé ici le parfait univers.

Le choix des chanteurs est parfois étonnant ! Mais qu’importe, leur voix vous emportent dans l’histoire et dans la dimension de chaque personnage ! le public est ravi ! Tous et notamment, les deux personnages principaux reçoivent en fin de représentation un triomphe de la part de la salle.

Le Trouvère de Verdi est l’un de ces opéras phares. Tout le monde connaît le célèbre morceau du chœur des gitans, où ici la poigne de chaque chanteurs frappe dans l’air et frappe avec une barre en fer contre les tréteaux de la scène. La scène magnifique, surprend le spectateur et le vacarme du métal réveille cet opéra !

Une fin bouclée en deux scènes avec (attention SPOILER) la mort des deux amants. L’une empoisonnée et l’autre pendu ! Cette scène se passe si vite que le spectateur ne comprend même pas ce qui se passe, un peu comme si on vous jetez un seau d’eau avec le seau sur la tête ! C’est une vraie claque ! Dans cette fin grandiose, la rotation accélérée du plateau, la musique du verdi à fond la caisse, qui met littéralement le feu aux décors et flambe rapidement sur les tréteaux ! Plus ça tourne, plus la musique détonne et moi complètement pantoise assise sur mon siège, la bouche entrouverte ! BIM c’est fini !!! Rideaux et triomphe d’applaudissement !

Agnès Paccou

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