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GOOSE : un tabac à l’Ancienne Belgique

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29 avril 2016 - par L'équipe

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Le vendredi 22 avril dernier, le quatuor phare de Courtrai a donné objectivement le coup d’envoi de son nouveau show à Bruxelles, dans une Ancienne Belgique blindée et extasiée. Tout juste une semaine après la sortie du nouvel album « What You Need » (voir la chronique), l’effervescence se voulait générale, et l’attente viscérale. Les trois communautés de la Belgique avaient fait le déplacement pour le concert événement qui prit une tournure de grand-messe, pour célébrer la musique élaborée de ses héros, très en forme.

C’est avec le nouveau titre éponyme « What You Need », introduction idéale, que Goose a débuté les faveurs sonores, exceptionnelles dans sa qualité. L’éclairage épuré sur les trois claviers symétriques à l’avant de scène plus sur la batterie à l’arrière centre illustre parfaitement la configuration électro-rock et synthpop des musiciens, plus carrés que jamais dans leur performance. Avec une énergie progressive, les trois futurs tubes de l’album se sont enchaînés dans des versions longues et transcendantes, empruntant au meilleur de Depeche Mode dans ses effets industriels grand public (« Trip » & « In The Air »), ou élancement de guitare mélodique grandiose (« So Long »). Les chansons résonnent depuis comme l’évidence d’une promesse tenue. D’ailleurs, le chanteur Mickael Karkousse semble nettement plus à l’aise dans les variantes vocales et paroles développées, qu’il a culminé ce soir-là avec le refrain dragueur de « In The Air ».

Sur le tonitruant « Control » du précédent opus, Goose a retourné le public de la salle en fans sautillants conquis par le terrain connu. Il faut préciser que le niveau avait encore monté d’un cran dans sa puissance et que la version jouée fut inouïe. Aussi certaines sonorités du titre renvoient à une culture électro belge abyssale initiée par Front 242. « Call Me » a pris toute sa dimension d’élégance musicale avec sa guitare lumineuse et a démontré que Goose est avant tout le groupe taillé pour le live. Avec « Come Home », c’est la pop qui a culminé sur son refrain bienveillant avant que Mickael, Dave et Tom ne jouent de la guitare autour du batteur Bert, pour amener la chanson en époustouflant final rock and roll.Selon les titres, Bert Libeert passe d’effets minimalistes à maximalistes avec une gestuelle et un groove à soulever des montagnes.

Dave Martijn sautille de bonheur derrière ses claviers ou machines et maintient sa guitare comme un modèle Glam Rock, tandis que Tom Coghe, le plus discret du groupe, esquisse de nombreux regards complices avec les premiers rangs, quand il n’est pas concentré dans ses claviers. Avec « Bring it on », « Can’t stop me now », « Words » et « British Mode », Goose a tapé dans ses classiques électros, les a remanié d’effets Techno ou Rock et a amené royalement l’Ancienne Belgique dans une transe jouissive, où tout le monde a pu s’exprimer avec euphorie. Tous les bras levés étaient synchronisés avec l’écho des « Ooh Ooh » du public mixte, symbole de baromètre du succès.

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Pour son premier rappel, le groupe Goose est revenu avec « Holding Hands », sans doute, la chanson la plus attendrissante du dernier album et a surpris l’audience, car crédibilisé par une performance poignante et sincère. Le magnifique et plus gros hit à ce jour « Synrise » a une nouvelle fois irradié le public d’un son et visuel divin.

Goose a fini par achever le sans-faute avec un « Black Gloves » d’anthologie, plus Techno-organique et fun encore que d’habitude sous une ovation rare à l’ancienne ! En rencontre et dédicace directement après le show durant plus d’une heure dans le hall et le bar de l’AB, les quatre complices (fantastiques) ont enfoncé le clou de l’exemplarité de ce qu’est un vrai groupe fédérateur. Scoop pour ça c’est culte, il entamera la tournée française par le Solidays festival cet été, (en même temps que sortira officiellement dans nos contrées “What You Need”) et souhaite absolument jouer à l’Aéronef d’ici la fin d’année.

Josse Juilien (crédits photos : Alex Vanhee)

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