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Festival Génériq 2017
Reportages

Génériq : un festival aux petits soins

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20 février 2017 - par Nicolas FOURNIER

Ce samedi, dans le cadre du festival Génériq, ce n’est pas un, mais deux concerts que nous découvrons, dans deux lieux de Dijon.

Loin de se cantonner à la capitale de Bourgogne, ce festival Génériq, qui a débuté le 14 février et s’est conclu le dimanche 19, s’est déplacé sur tout le Grand Est. De Mulhouse (qui a notamment accueilli Broken Back au Noumatrouff la veille) à la région de Belfort où s’est produit Patti Smith (à la chapelle de Ronchamps pour être plus exact). Ce festival permet aussi de revoir plusieurs fois dans des lieux différents des artistes. Peter Von Poehl ou Mesparrow s’y sont produit deux fois cette année. La palme revenant à la Belge An Pierlé, dont le concert qu’elle a donné ce samedi en fin d’après-midi au Temple protestant est le quatrième de ce qui s’apparente à une tournée des lieux de culte.

Première étape donc : le Temple protestant

Je m’attendais à une performance solo (comme lors de la première fois que je l’ai vue, il y a trois ans à Lens). Erreur, elle est accompagnée de 4 musiciens pour un set au final très électronique. Même si on notera l’utilisation de l’orgue du temple. Elle est à l’aise dans ce lieu qui sied bien à la solennité de sa musique, sans que cela ne tempère sa nature espiègle. Toujours juchée sur un ballon en plastique qui lui sert de siège, elle vit intensément ses chansons. En se cambrant souvent sur son clavier. La configuration de ce concert donne l’impression qu’elle va chasser sur les terres d’une Agnès Obel, avec ses mélodies et sa voix très travaillée. Loin de dénaturer ses compositions, ce concert électronique donne plus de densité à sa musique.

Outre son dernier album « Arches », elle présente aussi les futures compositions d’un album (comme Sovereign) écrit avec un orgue. Ce qui explique cette tournée dans des lieux de culte (elle était aussi passée dans une église à Courtrai et quelques jours avant à la cathédrale de Besançon). Visiblement à son aise, elle nous offrira même un rappel avec un hommage à la fraîcheur ambiante (The Cold song). Et aussi sa traditionnelle reprise de Talk Talk (Such a Shame). Un petit moment très agréable qui lance idéalement mon séjour bourguignon.

Direction le Consortium ensuite

Il s’agit d’un autre lieu atypique puisque même si des concerts y sont organisés, les locaux le connaissent surtout comme centre d’art contemporain. La soirée présente des artistes du label Yotanka : une artiste confirmée (Mesparrow) et deux en devenir : Octave Noire et Ropoporose.

C’est Octave Noire qui lance la soirée. Il présente Néon, son premier album et l’univers onirique qui va avec, en nous invitant dans son « Nouveau Monde ». Le timing est serré ce soir, et c’est accompagné de deux musiciens qu’il enchaîne huit titres en 45 minutes. Court, mais suffisant pour apprécier la poésie qu’il déclame sur des musiques atmosphériques et mélodieuses. Même si c’est un peu confidentiel, il y a du bon dans cette expérience et le public semble apprécier l’introduction de cette soirée.

Place à Mesparrow maintenant

Je pensais qu’elle serait tête d’affiche et son concert à Arras m’avait convaincu de la revoir. Elle présente « Jungle Contemporaine » à Génériq. Un second album majoritairement chanté en français, à l’inverse du premier. Elle aussi propose des textes poétiques mais ses mélodies sont plus pop ce qui rend son travail plus facile d’accès. Comme je le pressentais, c’est sa performance qui ressort le plus du lot. Même si je regrette la faible interaction avec le public ou encore l’absence de solo, sa performance n’entame en rien son capital sympathie. On retrouve également des touches amusantes d’inspiration vidéoludiques (« Petits gestes », dédié à l’équipe du label, ou « Next Bored Generation » issu du premier album). Le set est court mais suffisant pour conformer le talent. Et pour conseiller à un large public l’écoute de cette artiste.

On conclut ce Génériq avec Ropoporose

Ce duo mixte sort lui aussi son second album. Leur son est plus brut (une guitare et une batterie, quelques claviers), mais l’usage de samplers permet d’affiner les orchestrations. J’ai un peu de mal à rentrer dans leur univers. Mais on finit par apprécier leur touche personnelle, avec un petit côté surf-rock pas déplaisant. Incontestablement, c’est la découverte de la soirée et une signature de qualité supplémentaire pour ce label.

C’est une journée dense mais de qualité à laquelle j’ai participé. C’était la première fois que j’assistais au festival Génériq. Et j’espère pouvoir renouveler l’expérience, et même me déplacer dans une autre commune accueillant le festival. Il faut noter l’ouverture de la musique dans des lieux pas spécialement prévus à cet effet (le Stade Bonnal à Sochaux, les salons de la préfecture à Dijon). En outre, des conférences sont organisées. J’ai raté celle sur les effets de la musique sur le cerveau qui se tenait le même jour. Et bien évidemment, c’est l’occasion d’entendre des formations originales. Et d’en découvrir certaines qui sans doute se déplaceront par la suite dans les Hauts-de-France.

La liste des chansons d’An Pierlé / La liste des chansons d’Octave Noire / La liste des chansons de Mesparrow

La liste des chansons de Ropoporose

Les photos d’An Pierlé :

An Pierlé Au Temple Protestant de Dijon © Nicolas Fournier

Les photos d’Octave Noire, Mesparrow et Ropoporose :
Octave Noire, Mesparrow et Ropoporose Au Consortium de Dijon © Nicolas Fournier

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