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Emily Loizeau + Lili Ster au Théâtre de Béthune © Ludovic Mannechez
Reportages

Emily Loizeau pose ses bagages à Béthune

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20 décembre 2017 - par Nicolas FOURNIER

Nouvelle étape dans les Hauts-de-France pour la franco-anglaise Emily Loizeau.

Après des passages par Lille, Arras et Oignies l’hiver dernier, Emily Loizeau refait un crochet dans la région. Elle s’est installée à Béthune, le temps d’une soirée, pour présenter son dernier album Mona et de faire découvrir au public du théâtre tout le décor issu de cet univers.

Avant elle, c’est une autre jeune femme, Lili Ster, qui se présente devant nous.

Elle sera très brève. Elle ne jouera que cinq titres issus principalement de son dernier EP « Le temps ne compte pas ses heures » dont elle se plaira à nous décrire les conditions de son enregistrement. En tout, elle ne restera que vingt minutes.

On relève une certaine inspiration d’Emily Loizeau (surtout pour la voix douce), en peut-être plus électro. Son univers est sympathique et mériterait clairement de la revoir pour découvrir ses autres compositions. Comme ce texte déclamé façon slam qui montre ses qualités pour écrire des histoires.

 Place à un univers très personnel d’Emily Loizeau

39133600632_cb9c35796c_oAprès un rapide changement de plateau (on voyait déjà le clavier qu’utilise Emily Loizeau lors de la première partie) la scène accueille enfin la tête d’affiche de ce soir. Son spectacle tourne depuis déjà plus d’un an. Il est clairement balisé et révèle à chaque fois ses qualités tant il a été bien conçu.

Dans un premier temps, la chanteuse accompagnée de ses cinq musiciens, commence sur les traces balisées déjà aperçues précédemment. Ainsi, la quasi-totalité de Mona sera joué dans un premier temps. À l’aise dans la double culture dans laquelle elle a été élevée, elle passe du français à l’anglais d’une chanson à l’autre. Voire même dans un même morceau.

Mais loin d’être convenu, le set réserve quelques surprises.

Celle, habituelle, de la reprise d’Eminem (« Cleanin’ out my closet ») qu’elle conclut en traduisant en français le dernier couplet. Ensuite, c’est l’ajout de deux titres issus d’Origami. Un album conceptuel attirant l’attention sur la situation des migrants (« Origami », en français, et « Invisible », en anglais) en prenant le soin de bien expliquer son propos auparavant.

Le décor est sobre. On note juste la présence d’un écran, semblable à un grand miroir en pied.

Si rien ne s’y reflétera de la soirée, il se remplira d’eau pour évoquer certains thèmes aquatiques (« I was once a drowning man »). Ou alors fera office de séparateur quand les musiciens s’y répartiront de part et d’autres.

Légère, Émily Loizeau se déplace pieds nus sur scène. Et, sans en faire trop, donnera une interprétation théâtrale de ses textes par moments. Presque hystérique (« Who is on the phone ») ou mimant un pantin désarticulé, elle arpente la scène, toujours aussi vivante et transmettant au public sa bonne humeur.

Place aux titres plus anciens lors du rappel.

Sera notamment joué « L’autre bout du monde ». Elle se réservera aussi un moment d’intimité et de connivence avec le public en interprétant seule au piano trois autres chansons. Le public est ravi et elle sera même servie d’un second rappel. On n’aura même pas remarqué que le concert a duré plus de deux heures. Tant la qualité de ce spectacle et son ouverture permet au plus grand nombre de l’apprécier.

Les photos de Ludovic Mannechez

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