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ALIEN LOVE de Sacha Goldberger

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18 juin 2022 - par Sébastien CIRON

 590 vues au total,  4 vues aujourd'hui

ALIEN LOVE rassemble deux séries du photographe Sacha Goldberger : I want to believe et Extra Not So Terrestre. Dans la première, Sacha nous invite à la recherche d’un moyen de nous évader et d’échapper à notre condition comme à notre immobilité. Les 23 photographies argentiques en noir & blanc témoignent
de la solitude d’un alien après la fin d’un monde, perdu sur une planète où la sécheresse a tout anéanti
et sur laquelle les océans ont totalement disparu. Mais loin de ce qui pourrait ressembler de prime abord
à un simple constat amer sur le dérèglement climatique et ses répercutions à long terme, Sacha propose
une fable aussi poétique que cocasse pour décrire ce conflit intérieur entre le bien et le mal. Il nous offre surtout, comme à son habitude, une vision cinématographique dans laquelle les codes du western,
qu’il affectionne particulièrement, décrivent cette dualité qui habite chacun de nous, mais aussi l’attente,
avec le surf et le skate en trompe-l’œil, entre espérance et sursis, et la mort du père avec l’assassinat
du cactus version Tarantino.
(La série en quelques chiffres : une équipe de 7 personnes, 1 an de travail, 120  kg de bagages, 
2 extraterrestres, 1 soucoupe volante.)

alien love

Avec Extra Not So Terrestre, la seconde série d’ALIEN LOVE, Sacha Goldberger continue de reprendre
les codes du long métrage pour décrire la Terre désertée après une attaque extraterrestre. Et si chaque projet est pour le photographe une nouvelle aventure, différente des précédentes, les deux séries oniriques de cet ouvrage sont intimement liées. Changement de décor, de chromie et de mise en scène dans cette série
de 26 photographies et de 8 portraits en couleur façon soap-opéra : dans les environs d’un diner à l’orée
d’un désert californien, Roswell se paie du bon temps. Il attaque la terre avec des ustensiles de cuisine
— les Ovnis ressemblent plutôt à des passoires en Inox qu’à des vaisseaux de haute technologie —
et transforme les hommes en cactus avec un séchoir à cheveux. Grand séducteur, il laisse la vie sauve
à une poignée de femmes, mais «  only one can remain  » !
(La série en quelques chiffres : une équipe de 35 personnes, 3 ans de travail, 7 mannequins, 
5 voitures de collection, 26 costumes.)

Sillonnant à travers des époques emblématiques, des costumes et des décors chargés d’histoire comme la Villa Goupil de Jacques Couëlle, le siège du PCF d’Oscar Niemeyer, la maison Louis Carré d’Alvar Aalto, le Château de Thoiry ou encore la Maison-Atelier Marta Pan d’André Wogenscky, Sacha Goldberger redessine l’Histoire
de manière poétique en superposant les limites de la fiction et du réel. « À chaque cliché, on découvre une photo qui n’est pas de la photo, un dessin qui n’en est pas un, un film non tourné, des gens qui ont pour seule réalité celle d’habiter son cerveau. » comme le souligne si justement Alexandre Jardin qui signe la préface d’ALIEN LOVE. Sacha Goldberger a remporté le prix du Ministère de la Culture en 2021, 1 immeuble, 1 œuvre avec
son projet Les Compagnons Renaissance. Il est aujourd’hui l’ambassadeur de la marque Leica.

 

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