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Agnes Obel à Roubaix (Colisée, le 24/11/2016)

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28 novembre 2016 - par Nicolas FOURNIER

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Agnes Obel est de passage à Roubaix ce jeudi soir. Près de trois ans après sa dernière venue en ville, c’était au musée de la Piscine. Cette fois, c’est au Colisée qu’elle pose ses valises pour promouvoir son nouvel album Citizen of Glass.

Avant la Danoise Agnes Obel , c’est une Irlandaise qui vient nous voir : Lisa Hannigan. Seule sur scène, simplement accompagnée de sa guitare folk dont elle tire de jolies mélodies tout en arpèges, la jeune femme présente des morceaux puisés de ses trois albums studio. Elle interprète huit chansons dans un style vocal qui fait penser à une autre britannique, Katie Melua. L’ancienne collaboratrice de Damien Rice est ravie de venir jouer à Roubaix. Elle est a priori déjà passée par la région, il y a une dizaine d’années puisqu’un texte lui a été inspiré par… “Lille”. Elle essaie d’ailleurs à présenter certains titres en français. Elle conclut sa demi-heure de présence par Anahorish… interprété a cappella. L’ovation qu’elle reçoit, un fait rare pour une première, est mérité.

Enfin Agnes Obel paraît. Juste avant le début du concert, j’entendais mes voisines se remémorer son passage à la Piscine. D’après elles, le temps paraissait suspendu. J’attends donc avec impatience de la revoir dans un cadre certes, moins intimiste, mais tout aussi majestueux. Il faut bien l’avouer les premiers titres majoritairement issus de Citizen of Glass sont un peu surprenants. Elle est accompagnée de trois musiciennes d’origines diverses (Canada, Belgique…) qui se répartissent les instruments numériques ou acoustiques. Ce sont justement ces instruments numériques (la batterie notamment mais aussi le clavier numérique qu’Obel semble préféré à son piano) qui dominent les premiers morceaux. Ils prennent le pas sur les instruments acoustiques (des violoncelles par exemple). Ajoutez à cela des lumières violentes et convenues (rouge pour “Red Virgin Soil”, vert pour “Golden Green”) et l’auditoire a de quoi être perturbé par ce début de concert.

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Et puis, il y aura ce tournant. Seule, elle interprète un instrumental sur son vieux piano. Celui qu’elle hésite à prendre avec elle en tournée, « de peur qu’il ne casse ». Et la magie opère, effectivement. Elle enchaîne avec des titres de ses deux précédents albums (“Philarmonics”, “Fuel to Fire”) et les nouveaux (“Mary”, “Stone”) sont magnifiquement joués. Le courant passe très bien avec le public.

Elle s’essaie au français également même si elle doit toutefois être épaulée par sa musicienne venue de Mons en Belgique pour trouver ses mots. On la retrouve enfin. Et ce sera véritablement magique lors du rappel. Elle revient d’abord seule pour jouer « Smoke and Mirrors » et surtout pour cette interprétation de « Riverside » toujours aussi beau en concert.
Agnes Obel a changé avec ce troisième album et même si cela ne plaira pas nécessairement à tout le monde, il faut croire qu’elle a démontré que sa qualité pour écrire les chansons est restée intacte.

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