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Les Enchanteurs 2017 retournent Carvin

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14 mars 2017 - par Nicolas FOURNIER

Les Enchanteurs organisent cette année encore, à Carvin, leur soirée « extrême ». Au programme, deux valeurs sûres du punk français, et plus précisément breton : Tagada Jones et les Ramoneurs de Menhirs.

La soirée Les Enchanteurs commence avec une connaissance. Cyril (déjà programmé le 25 février à Beuvry) arrive sur scène avec un de ses comparses avec lequel ils forment Existence Saine. Les Arrageois ne détonnent pas dans la soirée, malgré une musique acoustique et le choix de leurs instruments (guitares acoustiques et accordéon). L’inspiration punk se ressent chez eux aussi et pas uniquement à travers leurs reprises de Parabellum. Les thèmes sociétaux, traités de manière poétique et sans pesanteur, ajoutés à une musique entraînante, et à une bonne dose d’humour, ont permis au duo de conquérir le public pas vraiment venu pour eux (ils ont été rajoutés à la dernière minute à l’affiche). Une formule osée mais efficace.

Tagada Jones sans répit

Place ensuite à Tagada Jones au festival Les Enchanteurs. Leur gigantesque drapeau à leur effigie est déjà en place, quand une introduction retentit, qui laisse aux quatre musiciens le temps de prendre place. On reconnaît immédiatement la voix nasillarde du chanteur, dès les premières paroles d’Envers et contre tous. Les Bretons (ils le rappelleront en jouant Yech’ed mad), adeptes d’une fusion entre le punk et le métal, viennent de sortir un nouvel album La peste et le choléra. Avec un tel programme, les charges politiques s’enchaînent, elles balayent l’actualité récente française (Pertes et fracas) et même Américaine (Guns, relative à l’élection de Trump). On retrouve aussi Je suis démocratie, leur réaction post 7-janvier déjà entendue au Gohelle fest en 2015.

Le chanteur tient à s’assurer que tout le monde apprécie le spectacle (il faut aussi noter un jeu de lumière qui n’était pas là lors de leur précédent passage dans la région). Evidemment oui, plusieurs spectateurs ayant déjà commencé à slammer dès la première chanson. Une jeune fille viendra aussi pousser la chansonnette pendant la chronique sociale Karim et Juliette. Oui, Tout va bien comme ils le chantent ironiquement. Le temps passe vite. Tagada Jones jouera près d’une heure trente, mais il leur faut conclure en beauté avec un medley consacré à Parabellum pour un hommage mérité à ces pionniers du punk français. Une valeur sûre qui a confirmé leur statut.

Autre style avec Les Ramoneurs de Menhirs

Nouveau changement de décor. Les Ramoneurs de Menhirs se contentent d’une large table sur laquelle est entreposée leur matériel, et divers drapeaux, dont l’inévitable Gwenn-Ha-Du. Car si on reste dans la même région, on change de style. Ex-Berruriers noirs, Loran, le fondateur du groupe, et ses comparses, mélangent le punk à leurs racines bretonnes. Ils chantent presque exclusivement dans cette langue. Leurs chansons marient instruments modernes (guitare électrique ainsi qu’une boîte à rythme, ce qui me dérange je l’avoue) aux binious et autres flûtes.

Les morceaux s’enchainent, souvent entrecoupés d’une intervention. Parfois politique, de Loran qui mobilise ses troupes et la jeunesse locale sur quelques questions sensibles allant de la drogue (Marijanig) à un hommage à l’activiste amérindien Peltier (Ya’at’eet). Et on rajoute à ça les hymnes fédérateurs propres au punk (Oy! Oy! Oy!). Une bonne collection de standards punks comme If The Kids are united sont d’ailleurs interprétés. Loran se réjouit aussi de voir qu’un jeune garçon danse à leurs côtés sur la scène. Un petit tour d’horizon dans la foule pour constater que des gens de tous âges sont présents. Les publics des deux groupes à l’affiche s’accordant plutôt bien.

Enfin, on assiste à une fin de concert folle. Comme promis par Loran, »on va déborder ». Après près de deux heures de concert, le groupe rend un hommage appuyé aux Berruriers (Ibrahim, Vive le feu notamment). Et de résumer cette soirée par un dernier titre : « Viva la Revolution ».

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