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Unknown Mortal Orchestra Le Duc of Factory au Grand Mix de Tourcoing
Reportages

Unknown Mortal Orchestra + Le Duc Factory au Grand Mix de Tourcoing

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8 novembre 2015 - par L'équipe

C’est sous un soleil digne d’un été indien, que nous nous sommes déplacés à Tourcoing en ce dimanche après-midi de Toussaint. C’est donc dans un Grand Mix aux deux tiers plein que l’on va découvre le groupe américano-néo-zelandais, Unknown Mortal Orchestra, venu nous présenter son troisième album, Multi-Love sorti cette année.

Mais pour l’heure, on débute notre soirée avec une première partie locale et rageuse, Le Duc Factory, qui a l’art de réveiller la foule de sa sieste post gouter. Les quatre lascars lillois nous offrent un court set de rock teinté des années 1970 qui envoie et affichent une bonne énergie de groupe. On apprécie leur connivence et leur plaisir d’être là. Fière d’avoir un groupe de cette portée à Lille, si vous avez l’occasion de les voir, courrez-y !

Fondu au noir. C’est une tout autre ambiance qui nous attend avec Unknown Mortal Orchestra.

Il est presque 20h quand le trio entre en scène, accompagné pour cette tournée par un quatrième musicien aux claviers. Après un instant de flottement où l’on a l’impression que chaque musicien joue en solo, c’est par un morceau résolument rétro-funk très années 1960 que débute ce concert. S’ensuit un second morceau beaucoup plus atmosphérique et planant. Puis, avec la chanson Ur Life One Night, le quatuor nous offre un moment résolument plus fou et psyché avec un solo de batterie flamboyant et très jazzy, qu’il enchaîne par leur quatrième morceau où la performance proposée par le claviériste nous rappelle un certain Stevie Wonder.

C’est donc ça Unknown Mortal Orchestra : la perpétuelle oscillation entre une pop mélancolique et le groove d’un rétro funk…

Cette impression se confirme par la différence entre les trois EPs du groupe, il y a trois ans, Unknown Mortal Orchestra sortait son premier album éponyme, et nous proposait un rock très psychédélique. Deux ans plus tard, ils nous revenaient avec du vague à l’âme dans II : un second album très folk nostalgique et triste.

Cette année, avec leur Multi-Love, ils nous font danser en nous offrant un album pop et groovy assez disco par moments, avec beaucoup d’arrangements de synthés, et la venue de cuivres.

J’avoue que sur scène, c’est assez rageant de passer d’une atmosphère à l’autre sans laisser le temps au public de l’apprivoiser. C’est simple, ils parviennent à nous faire danser pour que moins d’une minute plus tard, le chanteur (guitariste et compositeur) Ruben Nielson nous ramène à la triste réalité, en chantant les yeux fermés de façon torturée, une (jolie) ballade folk électro triste à souhait avec So Good at Beingin Trouble.

Heureusement, il y a de vrais moments d’ambiance avec les trois morceaux qui clôturent le concert.

Comme te tube Multi-Love, morceau très folk dans sa base, avec un ajout de synthé et des distorsions sur la voix rendant le tout très dansant. Puis, le rappel nous offre ce qui pour moi est le meilleur d’Unknown Mortal Orchestra, avec Necessary Evil, morceau plus rock mêlant cuivre et riff de guitare, puis Can’t keep checking my phone, avec une mélodie très électro disco.

Ces deux morceaux de rappel plus accrocheurs, très riches musicalement et plus chaleureux, me donnent à penser que c’est là que le concert commence réellement et que c’est dans cette direction que le groupe doit continuer à évoluer. En une petite heure et une dizaine de titres, Unknown Mortal Orchestra réussit l’exploit de nous faire danser tristement en ce jour des Morts…

Eugénie Bugain

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