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June Bug, YOU DON’T KNOW WHO I AM, 2014

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18 décembre 2014 - par L'équipe

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June Bug et son nouvel opus !

Les personnalités comme June Bug se forment avec le temps.

Un peu comme des maîtres artisans, à un certain moment il faut savoir déstructurer ce qu’on est censé avoir appris, afin de pouvoir reconstruire quelque chose d’unique. Voilà ce tu pourrais être June Bug. Quelque chose de plutôt classique, quelque chose en plein renouvellement.

À moins que tout ça soit beaucoup plus abstrait. Quelque chose qui ne rentre pas dans le descriptible concret, quelque chose qui correspondrait plus à une personnalité. Perdue entre deux chemins, tu construirais le troisième, celui qui lui correspondrait, celui qui te correspondrait. Divers genres ont eu leurs temps. Ils ont été construits, puis travaillés avec le temps. Ils ont  grandi avec des idées, puis se sont améliorés ou ont sombré petit à petit, à la suite des expériences vécues.

Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui faut changer, qu’est-ce qui ne correspond plus avec aujourd’hui ? La ressource (brute, naturelle) est souvent dans la plus grande simplicité, tellement subtile qu’on ne la remarque pas. Pourtant, c’est à partir de cette quintessence que tu essayes de te définir, de savoir qui tu es. Comme un artisan, tu travailles avec cette matière, pour toi c’est ce que tu décris comme étant un folk délicat, et une pop psyché. Deux matières qui sont tombées dans le classique au point d’en être moqué. Ce qui peut se comprendre vu que ces qualificatifs ont été mis plus ou moins à toutes les sauces avec très peu de nuance.

june bug you don't know who I am 2014
Pochette du nouvel opus de June Bug

Alors, pour remédier à ça, à coup de scalpel dans ton cabinet, tu jouerais avec les sons. En les distordant, les rallongeant, les détraquant, les rendant plus accessibles. Tu serais en train de créer ta propre matière, ta propre quintessence, qui serait ta propre ressource naturelle. Le tout en passant par un EP abstrait qui resterait encore trop flou pour être défini correctement.

Mais peut-être que l’histoire ne se passe là, ou du moins pas seulement. Ce son, si basique qui est retravaillé à ta manière, qui forme quelque chose d’original, que l’on n’a pas eu l’occasion d’écouter souvent qui peut correspondre à quelque chose de beaucoup plus abstrait qu’une simple matière première. Quelque chose de plus personnel. Quelque chose d’encore plus intime qu’un sentiment. Quelqu’un chose d’encore plus profond qu’une opinion, quelque chose comme un caractère, une personnalité. Une personnalité, qui aurait du mal à se choisir, tiraillé par plusieurs choix.

Quelles voies emprunter ? Ce choix presque impossible, qui reviendrait à perdre une partie propre de soi-même. Mais pourquoi choisir, pourquoi devoir prendre un chemin déjà tracé ? Et si, justement, tu avais décidé de choisir autre chose qui n’est pas encore défini, un mélange
de folie éclatante de gaieté, de rage sombre et d’une sorte de tristesse gentillette qu’on pourrait comparer à une belle déprime, raffinée et travaillée.

Quoi qu’il en soit, une substance rend le tout intriguant, sur la frontière de quelque chose entre-deux voir plusieurs mondes. En tout cas, il est sûr que cet EP peut faire parler et s’interroger ceux qui iront au-delà de la première écoute.

Guillaume Lew Valles

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