INTERVIEW : Geoffrey Bernard du Tournai Jazz Festival
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INTERVIEW : Geoffrey Bernard Président du Tournai Jazz Festival
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INTERVIEW : Geoffrey Bernard Président du Tournai Jazz Festival

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10 février 2015 - par Christine PROTIN

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Le Tournai Jazz Festival s’est déroulé le weekend du 6 et 7 février 2015. Christine a rencontré à cette occasion le Président de ce festival Geoffrey Bernard.

Programmer varié et garder la convivialité.

Geoffrey Bernard, le Tournai Jazz Festival fête son quatrième anniversaire. Est-ce que vous vous êtes levé un matin en vous disant : « je vais créer un festival de jazz ? »

G.B. : « C’est presque ça ! Sauf que je n’étais pas seul dans le projet. On est une bande d’amis au sein d’un Service-Club, qui s’appelle le 51 Club et on cherchait un événement à créer pour alimenter nos recettes au profit des œuvres caritatives qu’on soutient chaque année. Et j’avais cette envie de festival de jazz sur la région de Tournai depuis un moment. On a réuni les deux et on s’est dit pourquoi pas !

C’était un gros morceau à mettre en œuvre et on est allés présenter le projet à la Maison de la Culture, qui a directement décidé de s’engager avec nous. Nous sommes partenaires de l’organisation du festival. Ce qui a rendu possible le projet…

Le Tournai Jazz propose depuis le début une programmation variée, éclectique, riche, c’est encore le cas cette année !

Oui en effet. On a toujours le souhait de toucher un plus grand public le vendredi. Cette année on a eu la chance inouïe d’avoir Barbara Hendricks en ouverture, on a aussi eu Thomas Enhco qui a ébloui le public tournaisien avec son talent. Et le samedi, on essaie de s’adresser à un public plus « technique », plus d’initiés du jazz, avec des gens comme Paolo Fresu, Omar Sosa ou Kenny Garrett.

Quatre ans pour un festival, c’est jeune et en même temps, c’est déjà une belle preuve de réussite…

Oui, même si rien n’est jamais acquis. On « tire notre épingle du jeu » mais il faut continuer à proposer cette palette éclectique, ce qui n’est pas toujours évident ! Cette période de l’année n’est pas facile : très peu de musiciens tournent et on a un peu peur d’être bloqués à un moment en terme de choix artistiques. Il y a des artistes qu’on n’aura jamais… À moins que le festival devienne assez important pour qu’ils décident de venir, qui sait ?

INTERVIEW : Geoffrey Bernard Président du Tournai Jazz Festival

Justement, quels artistes rêvez-vous de faire venir au Tournai Jazz Festival ?

Oh, il y en a énormément… Personnellement j’aimerais beaucoup recevoir un jour Marcus Miller, Roberto Fonseca ou Trombone Shorty, ou une artiste comme Stacey Kent qui serait idéale pour le vendredi. Je ne sais pas si je pourrai les faire venir un jour… J’en rêve.

Actuellement, le Tournai Jazz propose vingt concerts sur deux jours. Quelles sont vos ambitions de développer encore ce format ?

L’idée à venir serait de développer en nombre de jours. On est un peu arrivés à une limite, le public nous dit que sur deux jours, c’est devenu un petit marathon (parfois six concerts sur le samedi) ! Les gens commencent à faire des choix, et ne viennent plus forcément à tous les concerts. L’idée serait donc de diminuer l’intensité et de développer en jours, et aussi de « s’évader » en proposant d’autres lieux sur la ville pour certains concerts.

Qu’est-ce que vous aimez que l’on dise de votre festival Tournai Jazz Festival ? Qu’est-ce qui vous fait particulièrement plaisir ?

On privilégie vraiment la convivialité. Que ça reste sympa, que les artistes se mélangent au public. On a encore vécu cela hier avec Barbara Hendricks qui est venue partager avec son public, Thomas Enhco qui est resté toute la soirée au bar avec nous…

On a réussi à avoir cette ambiance-là depuis la première édition, et on a envie de garder cet esprit ! On fait la fête et on a envie de faire découvrir le jazz. Ce qui me fait vraiment plaisir, c’est de voir quelqu’un qui au départ disait ne pas aimer le jazz et qui ressort d’ici avec un grand sourire et disant « merci de m’avoir fait découvrir ». C’est le plus beau cadeau qu’on puisse avoir.

Alors, vous qui avez créé un festival, quelle définition du jazz donneriez-vous ?

Ah ! Pour moi le jazz c’est l’improvisation. Quand on sent qu’un artiste sur scène part ailleurs, qu’il change l’itinéraire par rapport à ce qu’il avait prévu. Il n’y en a pas énormément qui réussissent à le faire. Comme avec Thomas Enhco dont on a senti hier soir qu’il était parti, dans une envolée… C’est ce qui touche le cœur de manière très profonde et les messages du public ne trompent pas ! Ainsi d’un spectateur de Thomas hier soir qui écrivait après le concert :

« Merci Mr Enhco, vous m’avez fait oublier tous mes soucis. »

Entendre cela, c’est magnifique.

Propos recueillis par Christine PROTIN.

Retrouvez l’interview en vidéo.

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