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[Interview] COMPACT DISK DUMMIES : les élèves électro modèles
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[Interview] COMPACT DISK DUMMIES : les élèves électro modèles

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7 avril 2015 - par L'équipe

Interview et reportage du concert de l’Aéronef  le 27 mars 2015 par Josse Juilien.

Le “My Generation” cinquante ans après THE WHO, vient de Belgique : il est électro rock (au sens large), et se nomme Compact Disk Dummies !

Composé des deux jeunes frangins, Lennert (22 ans) et Janus Coorevits (20 ans), les mannequins de disques compacts ont trouvé, à l’heure du téléchargement digital de masse, en son nom, une forme d’ironie concernant la génération antérieure. Avec un EP de six titres efficaces à souhait ( “A Mess With Us” sorti en 2013) ainsi qu’une reprise personnelle très réussie du “Toxic” de Britney Spears, le duo a mis la Belgique et les festivals cultes franco-belges (du Pukkelpop aux Trans Musicales de Rennes) à ses pieds. Leur venue pour la seconde édition du Early Sound à l’Aéronef a donné lieux à la rencontre, avant, pendant, et après le show, telle l’énergie aux multiples époques insufflées à leur courant musical.

Avec un seul EP (“Mess with us” sorti en Mars 2013) vous avez prouvé que la scène Électro Rock Belge se porte parfaitement bien pour les jeunes musiciens. Est-ce que l’on pourrait parler de rêve belge en musique, comme on parle de rêve américain pour le cinéma ?  Quand tout est possible ?

Je ne sais pas, je pense que dans chaque pays on a sa chance, mais effectivement nous on a vraiment du bol d’être soutenu par les radios, d’avoir trouvé un bon producteur, et d’être classé dans les classements. En Belgique c’est vrai aussi qu’il y a une scène qui mixe le rock et l’électro où pas mal de groupes tournent ensemble, se soutiennent. Mais ce n’est pas quelque chose de nouveau, de typiquement belge… Sans doute que le public belge est très friand de ce style.

Je pense à vos voisins et aînés Goose qui sont en train d’enregistrer leur quatrième album à Los Angeles ! Est-ce que c’est un exemple pour vous ?

Vous savez ce sont des amis pour nous, on a fait une petite tournée ensemble… Donc on est content qu’ils réussissent. On n’est pas directement inspiré du groupe, mais le premier album a été il est vrai un véritable déclencheur en Belgique. Entre 2006 et 2007, il y a eu une grosse vague qui nous a inspirés. Mais oui comme les fans de Goose, on attend aussi vraiment leur nouvel album.

Et quand pensez-vous sortir le vôtre ?

Nous avons planifié de l’enregistrer cet été et de le sortir le plus vite possible !

Quelle influence musicale prendra-t-il ? Toujours Électro Rock ?

Entre il y a deux ans et maintenant nous avons grandi musicalement, et aussi voulons produire un disque plus cohérent, et plus mature que le premier EP. On a déjà toutes les démos, tout est fait par nous même. On a travaillé autant qu’on le pouvait sur les chansons, ne reste plus que l’ajout du producteur. On est très excité à l’idée de l’enregistrer, mais oui ce sera toujours le mélange entre le rock et l’électro.

Est-ce avantageux de travailler avec son frère ?

C’est un avantage comme ça peut être un inconvénient. On peut parler de tout, comme se disputer, mais ça ne nous parait pas si normal de passer autant de temps ensemble. On se connaît depuis toujours, et la relation en tant que groupe peut changer la donne. Ce n’est pas la même façon de penser qu’entre amis. Musicalement par contre, nous sommes vraiment connectés, 50/50 du travail. Moi j’écris les chansons et mon frère compose les arrangements. En fait, nous nous complétons ! (Je ne  dirais pas le contraire, car visiblement Lennert est le porte-parole puisque Janus acquiesce juste ses dires durant l’entretien).

L’année dernière vous avez donné une brillante performance remarquée aux Trans Musicales de Rennes. Vous sentez-vous à l’aise avec le public français ?

Oui nous jouons souvent en France. Les Trans Musicales sont vraiment un festival cool, et nous en avons même fait plein d’autres… C’est un peu finalement la même façon d’être perçu et traité qu’en Belgique. Nous sommes vraiment bien accueillis, donc nous sommes à l’aise… On a un super souvenir avec Paris.

Donc vous êtes bien motivés pour ce soir ?

Oui carrément, l’Aéronef est une belle salle, un peu comme une sœur de l’Ancienne Belgique et en plus c’est la première fois que l’on y joue !

Découvrez le clip de leur second tube “What You Want” : 

Ce soir en offrant une heure de show totalement énergétique, durant laquelle les machines enjouées fusionnent avec les guitares Rock’N’Roll, Lennert qui de ses bonds hallucinants dans la fosse (ou sur le bar) fusionne avec le public, ont mis un sacré coup de jouvence, façon coup de pied interactif, dans le club de l’Aéronef. Devant autant au son exemplaire de ses aînés et voisins Goose qu’aux mêmes inspirations musicales alternatives des quarante dernières années, le duo envoie la sauce mixée avec plus de fraîcheur encore et sans aucun temps mort. Avec sa chevelure d’ange, Lennert possède le charisme rebelle d’un Roger Daltrey (The Who) au même âge (que bon nombre de groupies témoignent une admiration émoustillée). Janus lui par sa maîtrise sonore, semble être le nouveau prodige des machines à l’instar d’un Liam Howlett (The Prodigy) à ses débuts dans les rave party.

Impossible d’être indifférent à ce potentiel mis en pratique live. La performance est intense dès son introduction et l’ambiance est à la danse jusqu’à la conclusion. Le son lui est puissant, parfait. L’EP est joué dans son intégralité avec une mention fédératrice pour le tube “The Reeling” repris en chœur sur des jumps synchronisés, ou “What you want” disco à la Giorgio Moroder. “Mess With Up” de sa boucle synthétique new orderesque (définissant le traitement précurseur employé par New Order dans les années 1980) est totalement épileptique dans les stroboscopes et arrache une hystérie cérébrale.

Lennert non satisfait d’être un bon chanteur, danseur exceptionnel, bête de scène, joue aussi super bien de la guitare (avec effet réussi de culture grunge allongé au milieu de la foule) et même des percussions tribales. “Toxic” jouait en final mettra trois minutes avant d’être identifiable, tant le titre résonna comme un inédit avant de s’étendre sur dix minutes de Rock’N’Roll d’une nouvelle ère. Car c’est bien cela qu’il s’agit avec CDD, d’une nouvelle ère ou machine ne signifie pas statique et inhumaine. Pour preuve, le duo est resté avec ses fans jusqu’à ce que la sécurité divise. Les deux frères auraient pu ainsi se nommer Joy Division. La jeunesse belge a donné une leçon d’exemplarité de la culture Électro Rock que je ne suis pas prêt d’oublier.

compactdiskdummies.info

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