Atef – Les Mots qui Unissent : entre émotion, espoir et humanité.
Un album universel pour Atef, célébrant la force de la bienveillance.
À l’occasion de la sortie de son nouvel album Les Mots qui Unissent, attendu le 7 novembre, Atef nous offre un single lumineux et porteur d’espoir : Naïf. À travers ce titre, il célèbre la bienveillance, l’humanisme et la force de ceux qui croient encore en la bonté malgré les tempêtes du monde. Entre poésie, voyages musicaux et messages universels, l’artiste nous parle de son processus créatif, de ses inspirations et de la place essentielle que la musique occupe dans son engagement pour rapprocher les êtres.
Propos recueillis par Céline Galant. Crédit photo : Day Photographies.
Atef, votre nouveau single Naïf est déjà très attendu. Quelle histoire ou message souhaitez-vous transmettre à travers ce morceau et sa vidéo ?
Dans Naïf, j’affirme que ce que l’on appelle parfois de la naïveté est en réalité une force. Il me semble naïf d’espérer un résultat positif quand on sème du poison. Ceux qui gardent leur bienveillance, leur humanisme, sans céder aux discours haineux — qu’on qualifie de « naïfs » — sont pour moi des modèles : Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela…
Votre album Les Mots qui Unissent semble explorer des thèmes très personnels et universels à la fois. Comment définiriez-vous l’âme de cet album ?
L’âme de cet album, c’est de chercher l’universel à une époque où l’on glorifie l’égoïsme et le repli sur soi. Il contient des témoignages, des chansons d’amour, des histoires faites pour que les gens se rapprochent et se rappellent ce qu’ils ont en commun. C’est une tâche difficile dans la période chaotique que nous traversons.
La poésie et l’émotion occupent une place centrale dans vos textes. Comment naissent vos paroles : d’expériences personnelles, de réflexions sur le monde, ou d’un mélange des deux ?
C’est clairement un mélange des deux. L’émotion est parfois un réflexe salvateur, et l’écriture d’une chanson devient le témoignage de cet instant d’émotion. La poésie, bien sûr, est un langage structuré, mais elle est aussi une posture face aux événements — une façon décalée de regarder le réel.
Naïf et l’album entier mêlent plusieurs influences musicales. Quelles sont les inspirations qui ont guidé votre travail sur ce projet ?
Pour Naïf, je me suis inspiré de sonorités des îles — Nouvelle-Calédonie, Tahiti — où tout semble plus simple, plus vrai, et où la complexité des métropoles ne vient pas tout brouiller. Chaque chanson de l’album est un voyage : Marseille a des arrangements inspirés du Cap-Vert ; d’autres titres évoquent le Mali, le Brésil, l’Afrique du Sud ou encore l’Inde…
Le titre de l’album évoque l’idée d’un lien, d’une connexion entre les gens. Comment percevez-vous ce rôle de la musique pour rapprocher les individus ?
La musique est un langage universel. Pour moi, elle a aussi été un ascenseur social, un passeport pour voyager, une clé qui ouvre les cœurs les plus fermés. J’ai constaté que les mots qui unissent apportent toujours plus de satisfaction que ceux qui divisent.
Vous sortez votre vidéo en parallèle de l’album. Quelle importance accordez-vous à l’image et au visuel dans votre univers artistique ?
Chaque clip a sa logique. Certains me montrent en train de chanter (Moi j’y crois, Je le sens, je le vois, je le sais), d’autres sont plus symboliques (Marseille illustre un passage du collectif à l’intime, Naïf fait le chemin inverse). Et parfois, je n’apparais pas du tout, comme dans Le Soleil se lève. C’est un jeu entre l’histoire que je raconte et l’interprétation que j’en fais. Tantôt, c’est l’émotion de l’interprétation qui prime ; tantôt, je m’efface pour laisser parler l’histoire.
Votre public retrouve-t-il à travers vos chansons un message d’espoir, de réflexion ou d’émotion pure ? Quelle réaction espérez-vous susciter avec cet album et ce single ?
J’espère que le public ressentira ce que j’ai voulu transmettre : un message intime d’espoir, d’unité, de chaleur humaine. Dans une période où tant de forces divisent, Les Mots qui Unissent est une tentative de rassembler, par la sincérité.
Quels sont vos prochains projets après la sortie de Les Mots qui Unissent : concerts, collaborations, nouvelles vidéos… ?
Il y aura un clip tourné dans trois pays, plusieurs concerts, et un moment fort : je chanterai pour les commémorations du 13 novembre aux côtés des victimes et de leurs familles. Le 5 décembre, je rejoindrai également le « Projet Imagine » de Frédérique Bedos aux Folies Bergère, pour célébrer ses 15 ans aux côtés d’artistes internationaux.
Enfin, un petit mot pour nos lecteurs ?
Je ne crois pas aux fatalités du genre : « Mais le monde est comme ça », « On ne peut rien y changer ». Le monde est fait de ce qu’on y met. Ce sont nos actions, nos paroles et l’espoir qui nous anime qui changent le monde. Moi j’y crois.