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Écoutez l’album Parachute de Mélanie Pain

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20 octobre 2016 - par L'équipe

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Parachute est le troisième album de Mélanie Pain. Un album qui défie la gravité, sa gravité.

C’est pour cela que Mélanie Pain l’a nommé Parachute. Dispositif destiné à freiner le mouvement, à ralentir la chute d’un corps. Dès les premiers mots, contraste saisissant, légèreté feinte, mots acérés. L’ouverture ne trompe pas. Mélanie s’en va chanter sur des terres inconnues, retrouver la lumière. Le chant de la renaissance. À quoi bon questionne-t-elle dès les premiers vers ? C’est la question que tout artiste est en droit de se poser avant de se remettre à l’ouvrage. Mélanie se l’est sûrement posée. Elle aussi. Une question qui dérange ? Tout le contraire ! Une invitation à perdre ses repères dans une époque qui en manque cruellement. C’est peut-être la musique qui la tient aujourd’hui debout presque droit. C’est ce qui en fait toute la beauté, pure et immédiate.

Pour perdre ses repères et retrouver son équilibre, Mélanie Pain s’est offert un rêve : Gael Rakotondrabe. Un pianiste et arrangeur sur la dernière tournée du vénéré Antony and the Johnsons (et puis Coco Rosie aussi). Parachute est entièrement centré autour du piano, aucune guitare ne sera enregistrée. Textures électro, juste ce qu’il faut. C’est beau. On le sait depuis la nuit des temps musicaux : la contrainte ouvre le champ des possibles, elle ressert puis libère. Mélanie s’en est allée, loin de ses influences pop folk. Le son peine à être défini. Il est hybride et moderne. Classique quasi aquatique. Mélanie s’y sent bien. Expérimentale et théâtrale sur certains titres. Minimaliste et organique sur d’autres… toujours au plus près de l’émotion. La sienne. La nôtre.

Plus sombre et plus intense, Mélanie Pain explore ses peurs sans ménagement. Les démons font des merveilles. La douce violence du temps qui passe (On dirait). La disparition que l’on apprivoise (Dans une boîte). La lumière vient ensuite avec Pristine et ses programmations virevoltantes. Puis le piano qui reprend tous ses droits dans Le mot. L’envie d’enlever les vieilles peaux, les oripeaux. Là où l’été est son ode à la nudité : invitation organique chic, sensuelle et charnelle. Piano et percussion à l’entrée de Lèvres rubis. Déclaration d’un amour qui à lui seul a des chances de vaincre la peur.

Les craintes s’évanouissent. Les cœurs et les corps se font plus légers. La vie refait surface, il n’est jamais trop tard. Un baiser, un corps, un silence, un été, on se laisse aller. Encore un peu plus sur la bossa tranquille dans le morceau Rio. On le sait, on le sent, cet album a doucement éclairé la vie de Mélanie Pain. Il se pourrait bien que chanson après chanson. Écoute après écoute, il éclaire la vôtre également.

Ça C’est Culte vous fait découvrir des chansons du nouvel opus Parachute !

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