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Coeur de Pirate à L'Aéronef de Lille © François Regulski
Reportages

Coeur de Pirate à Lille (Aéronef, le 21/04/2016)

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26 avril 2016 - par Nicolas FOURNIER

La québécoise Cœur de Pirate est de retour à Lille présenter son dernier album, « Roses », un nouvel opus qui se distingue des deux précédents notamment par l’usage beaucoup plus fréquent de l’anglais (d’où ce titre commun aux deux langues).

En attendant c’est à son compatriote Elliot Maginot d’ouvrir la soirée pendant une petite demi-heure. En six titres, cet écorché vif dont la voix androgyne rappelle celle d’Asaf Avidan présente son premier album. Seul en scène, courbé sur sa guitare électrique bloquée avec l’écho à fond, le chanteur a du mal à convaincre. Tics irritants, compositions répétitives portent du tort à un artiste néanmoins attachant et sûrement honnête dans sa démarche.

Enfin, Béatrice Martin (son vrai nom) apparaît. L’ambiance est sombre, des images rétroprojetées sur le fond de la scène donnent toutefois une ambiance agréable en dessinant des formes qui se reflètent. Outre le choix de chanter ce nouveau disque à moitié en anglais, la jeune femme en a profité pour faire évoluer son style. Bienvenue dans un tourbillon rythmé qui prend régulièrement une teinte électro-pop plutôt bienvenue. Même si les refrains sont parfois téléphonés (« Undone », « I don’t want to break your heart ») d’autres titres prennent plus d’ampleur avec ce style (« Our love », « Drapeau blanc »). Sa voix aussi semble avoir évolué, on la sent moins jouer de ce côté gamine qui, avouons-le, faisait son charme à ses débuts. Elle a changé. Mère de famille désormais, elle dédie « The way back home » à sa fille, qui lui ressemble (en tout cas selon la rumeur de la salle). On retrouvera même son insouciance des débuts (« Golden Baby »). Et pour son troisième passage à Lille, l’enthousiasme du public est toujours intact.

Les anciennes chansons ont toute leur place dans ce spectacle : « Francis », qu’elle joue seule au piano tout comme l’hommage à Prince, « Purple rain », disparu le même jour (ce qui nous permet au passage d’éviter sa reprise de Justin Bieber). Un petit passage au piano qui permet de remarquer aussi que cet instrument est moins utilisé qu’avant, ce qui confirme le changement de style sûrement dû à un bouleversement de l’écriture des chansons en elles-mêmes. Elle n’oublie cependant pas sa terre natale, et rend cette fois-ci hommage à Montréal et surtout au « Saint-Laurent », le fleuve qui la traverse. On retrouvera un peu de lumière pour « Place de la République » (rien à voir avec la célèbre place lilloise mais elle aime la capitale des Flandres, on le verra à la fin). Le concert est assez court (environ 1h20) et on finit en se défoulant avec deux « anciens » titres : « Ensemble » et « Adieu ». Elle reviendra bien sur pour un rappel où le public des « lillos » (c’est comme cela qu’elle a décidé de nous appeler) reprend en chœur son titre qui l’a fait connaître : « Comme des enfants ». Encore une bonne soirée, passée avec une artiste qui a fait un pari ambitieux et qui réussit ce défi haut la main.

Le diaporama des photos de François Régulski :
Coeur de Pirate à L'Aéronef de Lille © François Regulski

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