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Calexico à l’Aéronef (Lille, le 24 avril 2016)

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27 avril 2016 - par Nicolas FOURNIER

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Calexico est de retour à Lille. En cette fin d’après-midi pluvieuse, rien de tel que les sons chauds, baignés de rythmes latinos pour oublier le temps qui se dégrade.

En première partie, c’est la chanteuse guatémaltèque Gaby Moreno qui entre seule sur la scène de l’Aéronef. Sa musique folk se révèle rapidement de très bonne qualité et donne un avant-goût de ce qui va suivre. Elle a, d’ailleurs, participé au dernier effort de Calexico, « Edge of The Sun ». La connexion se fait de plus en plus évidente quand les membres de la formation de l’Arizona viennent la rejoindre successivement jusqu’à ce que l’intégralité du groupe soit présent aux côtés de la jeune femme sur scène. Elle leur rendra durant leur set.

Durant sa prestation, elle mêle espagnol et anglais avec le même bonheur dans des compositions simples, nostalgiques sans être pesantes. Elle se lance même en français avec une reprise du « Temps de l’amour » de Françoise Hardy. Elle finit par « Fronteras » (encore un point commun avec Calexico qui a une chanson du même nom), une nouveauté qui sera sur son prochain album à paraître dans l’année. Une excellente découverte.

On n’aura pas à attendre trop longtemps Calexico. Il faut dire que tout leur matériel est déjà sur scène puisque le groupe a accompagné Gaby Moreno. C’est avec quinze minutes d’avance que les sept membres de la formation américaine pénètrent donc sur la scène de l’Aéronef. Le décor est minimal, un gigantesque cercle se déploie au fond, figurant la pochette du dernier album et référence à ce soleil et à ses rayons dont on aurait bien besoin ce dimanche. La musique de Joey Burns et sa troupe, est une invitation au voyage, surtout à destination de ce grand ouest américain dont ils sont originaires.

Un rock country mais toujours ouvert. Pour preuve ce troisième titre hommage aux danses latines (« Cumbia de Dondé »). Ce ne sera pas le seul de la soirée. Certains titres étant même chantés en espagnol (« No Te Vayas », « Inspiracion »). Mais dans cette première partie du concert, nous aurons le droit à une succession d’instrumentaux montrant le talent de compositeur et la qualité des sept musiciens (« Fake Fur » ou encore « Coyoacan ») dans lequel ils se permettent diverses expérimentations.

Même dans leurs chansons traditionnelles les variations sont parfois nettes. On passe ainsi de la balade hypnotisante « No te vayas » au rock racé de « Splitter ». Les lumières donnent souvent le ton de la chanson. Des couleurs vives sans être agressives et qui s’éteindront complètement pour « World Undone ». La fin du concert verra le retour sur scène de Gaby Moreno qui vient prêter main-forte (enfin surtout sa voix). Notamment pour « Moon Never Rises ».

Le set se conclut par un « Crystal Frontier » magnifique. Ils reviendront bien sur pour un rappel durant lequel l’invitation à la danse de Guero Canelo s’allonge pour le plus grand plaisir du public. Et surtout de celui qui agite fièrement son drapeau du Guatemala. Le concert paraît un peu écourté par rapport aux autres prestations du groupe lors de cette tournée. Ce concert concis a quand même permis de faire un tour assez complet des qualités du groupe en piochant dans sa discographie. Les fans ont apprécié. C’était leur dernière date française sur cette tournée. Dans la salle beaucoup espéraient les revoir prochainement dans la région.

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