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Brian Fallon, Painkillers

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28 mars 2016 - par L'équipe

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Avec Painkillers, un album gonflé sous toutes les coutures par des ritournelles mémorables, des refrains puissants et un cœur énorme, Brian Fallon signe son premier album solo. Lui qui était reconnu à travers le monde comme le chanteur et guitariste du groupe The Gastlight Anthem ou encore des formations, toutes aussi respectées comme The Horrible Crowes et Molly & The Zombies.

Des titres aux textures fournies comme Long Drives et le morceau addictif qui donne le nom à l’album, réalisé avec la superstar des studios Butch Walker, portent en eux cette adrénaline et ce flow typique de la musique américaine, des tubes à 100 à l’heure, qui sentent le terroir country et folk dopé par du punk hardcore avec une posture rock’n roll classique. Painkillers confirme encore une fois le don élémentaire du natif du New Jersey pour écrire des morceaux et raconter des histoires aux images percutantes, avec une aisance narrative incontestable et une acuité émotionnelle extraordinaire qui a nourri sa musique depuis le début. Brian Fallon a décidé de se mettre à travailler sur Painkillers dès l’annonce d’un hiatus indéfini faite par le groupe The Gaslight Anthem. Bien que ses précédents projets aient tous été réalisés sous d’autres sobriquets, une amie proche lui a soufflé que cette fois-ci, il pourrait considérer la chose autrement.

Qu’il tente l’aventure en solo ou non, Brian Fallon savait qu’il ne pouvait réaliser cet album tout seul. Il avait envisagé de nombreux collaborateurs possibles, mais le nom de Butch Walker revenait à chaque fois qu’il imaginait former la paire parfaite. Dès leur rencontre, les deux musiciens se sont mis au travail, enregistrant quatre maquettes en trois jours, dont faisaient partie les squelettes des titres Painkillers et Nobody wins. Brian Fallon s’est mis au travail en septembre, passant trois semaines aux Taxidermy Studios de Nashville,épaulé par un groupe de haut vol incluant Butch Walker, Catherine Popper, la bassiste de Molly & The Zombies (mais aussi de Jack White, Ryan Adams & The Cardinals, Willie Nelson) et le batteur Mark Stepro (Hayes Carll, Ben Kweller, Jackson Browne). Libéré de toute empreinte, Brian est plus confortable et confiant que jamais, sans retenue, il s’exprime désormais pleinement en studio.

Brian Fallon a passé la plupart de cette décennie à vouloir explorer différentes directions musicales, se remettant en cause en tant qu’auteur, en multipliant les costumes ou s’essayant à différentes techniques. Avec cet album en solo, Brian voulait retracer ses premiers pas, laisser de côté l’apparat pour se concentrer sur l’écriture de chansons épurées avec sa fidèle guitare acoustique. L’inspiration est arrivée, comme souvent, des morceaux cultes qui l’auront bercé toute sa vie, notamment Born in the USA et Full Moon fever, des albums rock de référence, qui ont le mérite d’avoir su crier à pleins poumons des messages pop pour le plus grand nombre. Les sons classiques se retrouvent à foison dans Painkillers, des guitares Rickenbacker, moteur ronronnant du morceau « Among other foolish things« , aux chœurs tapissant, élevant et animant les douze titres de l’album. « A wonderful life » porte certainement l’empreinte la plus mémorable de Brian Fallon à ce jour, avec une bonne tranche de rock’n roll des années 1960, parfaite pour se déhancher, propulsée d’un trait dans le nouveau siècle.

D’autres moments mémorables, comme « Red lights » ou « Long drives » avec son orchestration intense, tous les deux écrits et testés, et non finalisé, avec Molly & The Zombies, formation aux accents plus country rock. Butch Walker a permis à Brian de répartir des esquisses faites avec les Molly, en taillant la rythmique. Alors que le titre restait dans l’ombre du porche, il l’a transporté pour lui donner la place qu’il mérite, dans la lumière au beau milieu de l’avenue. Le grand lyrisme de Brian Fallon, toujours serti d’un sens aigu de l’observation, de sciences exquises des personnalités et de références culturelles allant de « Famous Blue Raincoat » aux héros héros post-hardcore de Washington les Rites of Spring, rivalise avec son ambition musicale, filant pleinement pour la première fois ses influences hétérogènes pour en faire un tout singulier et en parfaite symbiose. Aussi, quelle remarquable performance, enregistrer Painkillers avec un seul ampli, le même Tone King Imperial 20th Anniversary Edition que Brian avait pris pour enregistrer ses premières maquettes.

Brian Fallon, accompagné de son ampli, compte passer la plupart de l’année 2016 sur les routes, accompagné d’une formation lumineuse composée d’Alex Rosamilia (guitariste des Gaslight Anthem), Ian Perkins du groupe The Horrible Crowes et de Catherine Popper, mentionnée précédemment. The Gaslight Anthem reverra le jour, Brian Fallon en appelle de ses vœux, mais pour le moment, son attention est pleinement focalisée sur le moment présent. Pour lui, Painkillers ne marque ni la fin ni même un début. Il n’y a que l’endroit où il se trouve à l’instant qui lui importe.

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