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Keren Ann You're gonna get love
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Keren Ann, You’re gonna get love

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20 mars 2016 - par L'équipe

2016, l’année du changement pour Keren Ann : nouveau label, nouvel album, nouvelle collaboration artistique. En effet Keren Ann revient avec un septième album « You’re gonna get love », écrit entre Brooklyn et Paris qui sortira chez Polydor. Et pour présenter son nouveau bijou, quel meilleur écrin que l’Olympia ? Keren Ann sera donc en concert dans la mythique salle du boulevard des Capucines le samedi 15 octobre. Places en vente le 29 janvier.

Chapitre 7.  Depuis déjà une quinzaine d’années, les albums de Keren Ann se feuillettent et se dévorent comme les pages d’un grand livre. Un livre qui raconte la vie qui s’écoule, avec ses manques et ses envies, ses amours passées et ses passions inaltérables. Comme un journal intime mais universel, dont le septième volume, intitulé  You’re Gonna Get Love, représente aussi bien la continuité que la nouveauté. Continuité, car on y retrouve ces mélodies à l’évidence limpide et à la dense simplicité, ses atmosphères sensuelles à la beauté mélancolique  qui ont fait la singularité de cette globe-chanteuse citoyenne du monde. Nouveauté, car cet album, le premier en solo publié depuis cinq ans, reflète les expériences et le vécu d’une auteure-compositrice au faîte de son art. Un disque accouché dans la longueur et la douceur, à l’image d’une maternité récente dont on peut percevoir l’épanouissement en filigrane de ces onze titres. Une façon de revenir à la lumière, elle qui, pendant cinq ans, a oeuvré dans l’ombre pour les autres.

Si on l’a affublée de qualificatifs du genre « chanteuse cosmopolite » ou « artiste nomade », elle s’est toujours gardée de toute forme d’étiquetage, aussi bien géographique que musical. Née Keren Ann Zeidel en Israël d’un père russe – israélien et d’une mère hollandaise, elle grandit à Paris. Partageant sa vie entre Paris et  New-York, elle a réalisé de nombreux projets en Islande, parcouru plusieurs continents, donné des concerts aussi bien aux États-Unis qu’en Chine. Plus voyageuse attentionnée que bourlingueuse aventurière, elle est aussi farouchement attachée à sa liberté artistique qu’aux êtres humains qui ont croisé son parcours. Une vie vouée à l’écriture et à la narration, dans la lignée des artistes qui lui ont insufflé le goût d’embrasser cette destinée, Dylan, Cohen ou Springsteen.

Le temps a passé depuis l’époque où elle publiait, à l’orée des années 2000 et en compagnie de Benjamin Biolay, un premier album intitulé  La biographie de Luka Philipsen,et cultivait pour Henri Salvador le jardin d’hiver d’un renouveau printanier. Mais au fond, Keren Ann n’a pas changé, simplement grandi. Elle qui disséquait dès l’âge de 10 ans la texture et les couleurs du Tapestry de Carole King, est capable aujourd’hui de faire des centaines de kilomètres pour aller écouter Randy Newman. Et qu’elle écrive en français (La Disparition) ou, en anglais comme dans ses derniers albums, de Not Going Anywhere à 101 (« C’est ma langue maternelle, rappelle-t-elle, je veux que mes proches puissent comprendre mes chansons« ), c’est avec la même empathie pour les personnages qu’elle évoque. Avec, à travers les histoires qu’elle conte, toujours un peu d’elle-même.

Dans ce nouvel opus, conçu entre Brooklyn et Paris, on devine entre les lignes une galerie de portraits tendrement esquissés : des passions passées mais inextinguibles (« The Separated Twin », « Again And Again », « You Knew Me Then »), un mauvais garçon attachant (« Easy Money »), une histoire d’amour irréalisable (« Insensible World »),  une maman dont les fils sont partis à la guerre (« Bring Back »), un père disparu (« Where Did You Go »), la nostalgie des lieux d’appartenance désormais interdits d’accès (« The River That Swallows All the Rivers »). Il y a des effluves de blues réinventé (« My Man Is Wanted but I Ain’t Gonna Turn Him In »), des clins d’oreille entre James Bond et Lee Hazlewood (« You’re Gonna Get Love »), des percussions en forme de battements de cœur (« You Have it All to Lose »), des arpèges de guitare et des pianos légers, des tempi hypnotiques et des complaintes éthérées, du mystère et de l’émotion. Le tout réalisé sous la houlette de Renaud Letang et enregistré sur scène pour les rythmiques et la voix : une nouvelle expérience créative pour quelqu’un qui a toujours concocté seule ses disques, de la conception à la production.

On lui doit plusieurs musiques de films (Thelma, Louise et Chantal, Yossi) et de théâtre (Falling out of Time, d’après David Grossman), des albums et un opéra avec le musicien islandais Bardi Johansson (Lady & Bird, Red Waters). Comme elle dit : « Ecrire c’est laisser la trace d’une émotion. » You Gonna Get Love, nouveau chapitre d’une saga singulière et captivante, en est encore la preuve. Keren Ann, cœur et âme.

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