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INTERVIEW : Broken Back au festival Les Ardentes 2016 par Alexandre Taymans

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10 août 2016 - par Sébastien CIRON

Broken Back sera au Splendid de Lille le 29 septembre 2016.

Alex : Quand on m’a proposé de faire une interview avec Broken Back je me suis dit, mais c’est qui Borken Back ? J’ai été voir sur le net et j’ai entendu quelque chose d’intriguant, une rythmique entraînante et quelque chose d’intéressant qui se cachait dans ces chansons.  Je me suis dit qu’il y avait probablement d’autres personnes qui ne connaissent pas encore non plus, malgré le nombre impressionnant de vues sur internet. Alors je me suis dit qu’on allait faire une interview découverte. Est-ce que tu peux nous présenter Broken Back ?

Broken Back : En fait je m’appelle Jérôme, Broken Back c’est mon nom de scène, ça veut dire dos cassé parce que je me suis déplacé une vertèbre il y a trois ans et tout a commencé à ce moment-là. J’étais en école de commerce et j’ai eu une période de convalescence assez longue. J’en ai profité pour reprendre ma guitare, écrire et composer des chansons. C’était mon remède, mon exutoire à ce moment-là, je me suis pris de passion pour ça et je n’ai plus arrêté. J’ai donc décidé de tout lâcher et de me consacrer à la musique il y a trois ans.

Alex : Comment se sont passés tes premiers débuts en musique ?

Broken Back : J’ai suivi une formation classique quand j’étais plus jeune, au conservatoire  de Saint Malo. J’y ai appris à jouer le tuba et c’est comme ça que j’ai approché la partie théorique. J’ai également travaillé la partie pratique avec les orchestres et j’ai aussi fait beaucoup de Jazz à ce moment-là. J’ai mis de côté un peu mon instrument pour les études et quand j’ai recommencé la musique il y a trois ans, j’ai repris avec la guitare et le chant.

Alex : Comment est-ce que l’on passe du tuba et du jazz à quelque chose de complètement différent ?

Broken Back : En fait ce qui demeure c’est cette faculté pour la musique de faire ressortir et de transmettre des émotions, que ce soit en chanson, avec la guitare ou le tuba. Le besoin est le même mais le moyen d’y arriver est différent. C’est aussi au moment de produire mes chansons que je me suis intéressé à la musique électronique, ce qui donne cette touche folk électro à la musique que je fais.

Alex : Que s’est-il passé entre cet accident il y a trois ans et maintenant ?

Broken Back : Beaucoup de choses, la plus importante étant la scène. Cela me tenait beaucoup à cœur parce que ça a commencé par quelque chose de très virtuel, c’était des centaines de vues sur internet, puis des centaines de milliers, et c’est quelque chose d’assez intangible. J’avais envie de rencontrer les gens qui m’écoutaient. J’avais envie de monter un live et c’est là qu’est intervenu Sam, mon musicien/batteur. Ce live était très important, il m’a permis de rencontrer les gens qui me soutiennent, et de partager des moments très forts de communion.

Alex : Comment se passe ce passage du travail de composition dans ta chambre à la scène, comment c’est passé ce travail avec Sam ?

Broken Back : Et bien ça s’est passé en jouant beaucoup de musique, en réfléchissant à ce qu’on voulait mettre et transmettre comme émotions dans ce live. Ça se traduit par pas mal de bongo qu’on a rajouté, qui sont un peu moins présents dans la production, c’est beaucoup de petits détails qui font qu’on passe un très bon moment avec les gens sur scène.

Alex : Est-ce que tu peux nous parler du  titre de l’EP que tu as sorti « Halcyon Bird » ?

Broken Back : En fait « Halcyon Bird » est une chanson sur la seconde chance, c’est un thème sur lequel j’avais vraiment envie d’écrire mais à travers la mythologie grecque et notamment la légende d’Halcyon qui est une légende qui fait l’apologie de la puissance de l’amour.  La fille du Dieu du vent par amour se suicide pour retrouver son mari défunt en mer, et les Dieu décident de les ressusciter sous forme d’oiseau pour qu’ils puissent à nouveau  s’aimer de manière charnelle. Dans la chanson les personnes dans le refrain se demandent s’ils seront à la hauteur de la légende qu’ils ont jadis entendue et s’ils se transformeront eux aussi en oiseau Halcyon.

https://www.youtube.com/watch?v=gzZ43IEJ8S0

Alex : On a l’impression qu’il y un fil conducteur philosophique ou métaphysique dans cet album, je pense au titre « Dear Misfortune, Mother of Joy », cette introspection ou leçon de vie qui nous fait comprendre qu’on peut tirer du positif des malheurs qui nous arrivent, que ce sont peut-être des opportunités qu’il faut saisir.

Broken Back : En fait tout ça naît de mon problème de dos. Je ne pensais pas faire de la musique mon métier. Au final de ce malheur est né un bonheur collatéral qu’il faut savoir créer soit même, et c’est ça le titre de l’EP, c’est une citation de Léonard Cohen qui a dit « Le malheur est le père du bonheur de demain », et j’ai voulu la traduire en anglais pour illustrer cette histoire et donner une cohérence à cette album et aux chansons qui sont dans l’EP et dans l’album qu’on enregistre.

Alex : Est-ce que tu peux présenter une ou deux chansons qui te touchent à cœur sur cet EP ?

Broken Back : Il y a « Happiest man on earth » qui  parle du bonheur et de la recherche du bonheur, qui pose la question de qui est l’homme le plus heureux du monde, c’est une chanson ou le texte est volontairement ouvert à différentes interprétations, chacun peut l’interpréter comme il le souhaite et j’en ai rendu une dans le clip ou on voit le personnage principal rouler sur un tricycle le long d’une route et croiser différentes scénettes. En fait la route symbolise la vie, le tricycle sa vie, son enfance, son éducation. Accroché à son tricycle et ses valeurs il traverse la vie et il croise à gauche et à droite les sept péchés capitaux et on voit comment lui interagit avec ces scénette et ces « péchés ». C’est une des interprétations que j’ai voulu dépeindre dans un clip mais ça reste ouvert.

https://www.youtube.com/watch?v=j01T8N7wVK0

Il y a aussi « Young souls » qui est une chanson sur l’enfance et sur un paradoxe qui m’a longtemps intrigué. Quand j’étais enfant j’ai toujours voulu grandir plus vite et avoir plus de responsabilités, et maintenant que c’est le cas, je pense de manière très nostalgique à cette période, cette insouciance, et peut-être qu’on ne se rend pas compte qu’on a quelque chose de très précieux qu’on perd à un moment donné de notre vie. Cette chanson parle de ce paradoxe.

https://www.youtube.com/watch?v=XS81ibR1St8

Alex : Est-ce que tu as des projets d’album ?

Broken Back : un album est en cours d’enregistrement, il reste deux/trois titres à rajouter mais il sera disponible d’ici novembre.

Alex : Est-ce qu’il y a des artistes avec qui tu aimerais collaborer ?

Broken Back : Il y a une collaboration avec Synapson qui s’appelle « Fireball », ils m’ont appelé lors de la finalisation de leur album et voulaient faire un featuring.

https://www.youtube.com/watch?v=cfZhQT9f55I

Il y a aussi Klingande avec qui j’ai fait un autre featuring.

https://www.youtube.com/watch?v=R1e2nAeA69U

Jain serait une super idée, d’autant qu’on se croise souvent sur les festivals. « Boulevard des airs » est aussi un groupe qui m’intéresse beaucoup.

Alex : Quels sont les prochaines dates programmées ?

Broken Back : On est en tournée un peu partout en France et en Belgique, y’aura Paris, Marseille et Nice dans le courant du mois d’août, on a fait Les Ardentes et le Ronquières festival en Belgique, une grosse date à Lille également au Splendid le 29 Septembre 2016, je reviendrai aussi en Belgique le 19 octobre.

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