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Chroniques

James Morrison : Higher Than Here

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4 novembre 2015 - par L'équipe

Comment James Morrison, auteur, interprète à la verve soul, découvert en 2006, aurait pu imaginer être bientôt cité en référence par une certaine école d’artistes à la sensibilité proche de la sienne ?

Près de dix ans plus tard, alors qu’ils culminent aujourd’hui tous en haut des classements, ce sont bien Sam Smith, Ed Sheeran, George Ezra et James Bay qui marchent dans les pas de James Morrison. Cet artiste, simplement accompagné d’une guitare mais doté d’une voix habitée de soul. Ils évoquent tous son nom parmi leurs influences, sans que celui-ci n’en retire aucune fierté d’avoir ainsi ouvert la voie.

En dépit de son caractère humble et de sa tendance à regarder son parcours avec modestie, James Morrison est bel est bien l’un des premiers à avoir rencontré le succès en explorant ce nouvel univers musical.

Des bijoux comme You give me something, extrait de son premier album Undiscovered, auront certainement fait de lui l’une des découvertes de cette année 2007, au cours de laquelle il reçoit notamment un Brit Award pour la catégorie meilleur artiste masculin, lui qui n’a que 21 ans ! Le producteur de soul vétéran, Jerry Wexler, lui confiera également que sa voix grinçante et rocailleuse, héritée d’une maladie pendant son enfance, contient cette empreinte et signature si singulières.

Cet artiste de 30 ans a vendu à ce jour plus de 4,5 millions d’exemplaires de ses trois albums et s’est produit en tournée à travers le monde avec notamment des concerts à guichets fermés devant des milliers de fans au Hyde Park de Londres, en première partie de Bruce Springsteen ou de Stevie Wonder et a figuré sur l’album The imagination project de Herbie Hancock, récompensé par un Grammy Award.

L’album Songs for you, truths for me sorti en 2008, comptait également son lot de singles qui se sont hissés dans le top 10, dont le fameux Broken strings en duo avec Nelly Furtado, alors que son dernier album en date Awakening paru en 2011 était rentré directement à la première place, s’écoulant à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. Mais James, originaire de la ville de rugby dans le Warwickshire, n’a jamais réellement pu savourer son phénoménal succès comme il se doit. Faute à une certaine tendance à déprimer qu’il tente néanmoins de vaincre.

Pour ce nouvel album Higher than here, l’intention original de James Morrison était de prendre une toute nouvelle direction artistique.

Il avait écrit soixante-dix chansons avant de finalement revenir sur ses pas. Les tires parviennent à cet équilibre subtil, révélant d’un côté la douleur et les difficultés rencontrées dans la vie personnelle de James, tout en produisant une bande son idéale et en douceur pour les dimanches matins qui n’en finissent pas. malgré une tendance aux thèmes plutôt sombres, les morceaux vous font danser, sourire et songer. Demons, le premier single extrait de cet opus l’illustre bien. ce titre au tempo plutôt relevé, nous invite à résister aux petites voix dans notre tête qui essayent de nous décourager.

La voix du chanteur s’élève, jusqu’à atteindre des notes hautes dans le refrain, alors que James était habitué aux tonalités plus profondes. Une fois oubliées les soixante-dix chansons pour recommencer à zéro, James Morrison a laissé les évènements survenus ces dernières années trouver une place dans ses chansons. The Awakening, l’album qui aura rencontré le plus de succès à ce jour, était en partie une réflexion après la mort de son père, et la vie n’a pas forcément été plus joyeuse après…

Plusieurs morceaux de l’album ont été écrits avec son collaborateur de longue date Eg White (Adèle, Sam Smith), avec qui il travaille depuis son premier album.

Le titre Naked with you, fut écrit avec trois autres collaborateurs, dont Kid Harpoon (Florence + The Machine, Calvin Harris). Heaven to a fool traite de la relation entre James et son père. Ce morceau fut écrit en collaboration avec Malay, producteur deux fois récompensé par un Grammy Award, et qui a collaboré avec John Legend, Frank Ocean et Andre 3000 d’Outkast.

La chanson I need you tonight, est probablement le titre le plus formaté sur l’album. Il est imposant, rutilant et robuste. Au fil des années James s’est souvent rendu compte que sa relation avec ses parents était compliquée. L’alcoolisme de son père et la dépression de sa mère ont toujours été des obstacles. Mais il a écrit une chanson sur sa mère qu’il pense qu’elle appréciera. Too late for Lullabies invite à pardonner et laisser de côté ce qui appartient au passé. En retournant sur ses premiers amours, James Morrison a créé une collection de ses chansons parmi les plus honnêtes, émouvantes, intelligentes et éclatante à ce jour, très bien résumées dans le refrain du morceau Demons : « I’ve got demons trying to get me… But they’ll never take me down ».

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