The Divine Comedy + Man & the Echo, Colisée de Roubaix 2019
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The Divine Comedy + Man & the Echo au Colisée de Roubaix ©Nicolas FOURNIER
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The Divine Comedy + Man & the Echo au Colisée de Roubaix ©Nicolas FOURNIER

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24 octobre 2019 - par Nicolas FOURNIER

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The Divine Comedy ouvre sa tournée française au Colisée de Roubaix

The Divine Comedy est de retour dans la métropole lilloise ! Les Nord-irlandais étaient passés il y a trois ans au Théâtre Sébastopol de Lille pour le Foreverland Tour, une tournée durant laquelle on pouvait admirer le chanteur Neil Hannon porter un costume du siècle passé (enfin le siècle encore avant plutôt) et même oser le chapeau bicorne pour s’assurer un total look napoléonien et qui a même fait l’objet de la publication d’un DVD. Qu’attendre de cette nouvelle tournée sachant que l’album Office Politics aborde le thème plus terre à terre de la vie au travail ? Réponse à l’issue d’une dure journée de labeur !

On commence par Man & the Echo. Un quatuor de stagiaires britanniques qui a la tâche de lancer les débats en l’espace de trente minutes et sept chansons relativement homogènes. S’ils ne réinventent pas le genre, les musiciens ont dans leurs poches quelques pépites comme A Capable Man ou encore The Girl From Hamburg. Largement suffisant pour démontrer leurs compétences professionnelles et donner envie de les revoir prochainement.

The Divine Comedy + Man & the Echo au Colisée de Roubaix ©Nicolas FOURNIER

Place à The Divine Comedy, dont les musiciens prennent place les uns après les autres dans une sorte de bureau géant où trône même un ordinateur (que personne n’utilisera d’ailleurs).

Les musiciens entrent consciencieusement en utilisant la porte sur laquelle est écrit “entrée” (et bien évidemment ils utiliseront celle portant la mention “sortie” à la fin du concert). Tous portent un costume de bon petit cadre prêt pour sa journée de travail. Après trois chansons permettant de se mettre dans l’ambiance (Europop, Queuejumper et Generation Sex), il est temps de rentrer dans le vif du sujet et de parler boulot !

On commence la journée dans les transports (Commuter Love).

Puis, on enchaîne avec une petite réunion sur la politique d’entreprise (Office Politics) le tout sous l’œil vigilant d’une horloge géante dont un technicien déplace régulièrement la petite aiguille. Selon cette horloge, le concert ou plutôt la journée de travail a débuté à 8h (oui en fait il était 19h, mais peu importe) et très vite, il faut parler de toutes ces technologies aliénantes pour le pauvre travailleur (The Synthetiser Service Centre Super Summer Sale et ses accents Krafteverkien ou Infernal Machines qui fait penser à Muse), car il est déjà 11h.

The Divine Comedy + Man & the Echo au Colisée de Roubaix ©Nicolas FOURNIER

Ces petits gadgets sont aussi bien pratiques. D’ailleurs, Neil communique avec nous via… un dictaphone ! La voix robotique aux accents féminins nous annonce le thème des chansons qui suivent. Amusant, surtout quand le message est incompréhensible.

Ce n’est pas tout, mais l’heure tourne.

L’horloge indique maintenant 2h, l’heure de se faire un point sur sa situation professionnelle (en gros : se faire virer) : You’ll Never Work in This Town Again. Heureusement, on peut quand même participer à l’afterwork (At the Indie Disco). Cette chanson agit comme une piqure d’adrénaline auprès du public qui se lève spontanément. On vient d’atteindre la moitié du concert et désormais les chansons sont principalement des succès puisés dans la riche discographie de The Divine Comedy.

On continue avec les succès (I Like, National Express, Absent Friend).

Je regretterai juste l’absence de Come Home Billy Boy, qui aborde pourtant une thématique qui aurait eu sa place dans le spectacle. Une petite mention spéciale pour le titre Norman & Norma : je viens juste de lire Expo 58 de Jonathan Coe est étrangement ce titre aurait pu en être la bande sonore !

Le concert se finit par le bien nommé When the Working Day is Done.

The Divine Comedy aura proposé une pop élégante à un public visiblement conquis au cours d’une prestation bien menée. Ni trop courte, ni trop longue (environ 1h45), les Britanniques ont offert leur première date de la tournée au-delà de leur île en combinant efficacement nouveaux titres et succès plus anciens dans un décor tout en sobriété et avec une pointe d’humour.

Ils auront même la courtoisie d’effectuer des heures sup’ en interprétant trois autres chansons en acoustique. Un vrai délice ! Ils auront une bonne évaluation de fin d’année.

Les photos de la soirée par Nicolas FOURNIER

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