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William Sheller était au Théâtre Sébastopol de Lille

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23 mars 2016 - par L'équipe

J’ai beaucoup hésité avant d’aller au concert de William Sheller. La raison principale en est une vilaine rhino-pharyngite aiguë. Finalement, je me décide et rapidement j’ai des larmes qui me montent aux yeux. Je ne sais quelle en est la principale cause : mon larynx sifflant ou le fait de voir cet homme assez joufflu qui déambule en faisant des petits pas sur scène. Eh oui, tout cela nous rappelle que le temps passe et que personne n’est éternel…
Il y avait beaucoup de monde au Sébasto ce soir. La salle était pleine, pleine d’une génération « Sheller ». Il y a en effet peu de jeunes présents dans la salle et cela me replonge dans ce concert de musique contemporaine auquel j’ai assisté récemment et pour lequel le contraste était encore plus saisissant. Cela n’a pas empêché William Sheller d’être plusieurs fois chaleureusement applaudi par le public. Son spectacle a duré en tout 2 heures, peut-être même 2 heures 15… en sachant qu’il y a eu une pause de 20 minutes.

Bien qu’il s’agisse du « Stylus tour » (en référence au titre du dernier album), il n’a pas joué la totalité des morceaux de cet opus. Il en jouera surtout lors de la seconde partie de son tour de chant. La plupart des chansons seront jouées par lui-même, au piano, et accompagnées d’un orchestre à cordes.

J’ai été frappé par quelques manques de justesse, notamment sur la chanson « Bus Stop » que j’aime beaucoup pourtant. Je ne saurais dire s’il y a un lien avec ses problèmes de santé. Il a également interprété ses titres les plus connus comme « Carnet à spirales » ou « Un homme heureux ». Il a, d’ailleurs déclaré, qu’il ne pouvait pas nous quitter sans les jouer. Il faut savoir que Sheller estime avoir écrit de bien meilleures chansons que celles-ci mais qu’il les joue surtout parce que le public les réclame.

Il possède toujours autant de dextérité au piano et n’a pas son pareil pour nous raconter des histoires amusantes pour introduire ses chansons. L’alliance entre le quatuor à cordes et le son du piano était de belle facture. Sheller s’est absenté à deux reprises pour laisser les musiciens jouer seuls deux morceaux. Il reviendra lors du rappel pour nous proposer deux autres morceaux. Ensuite, il doit définitivement nous quitter. William Sheller doit encore reprendre la route.

Emmanuel Echivard

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