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Vaiteani, la musique folk polynésienne arrive en métropole !

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5 septembre 2017 - par L'équipe

Quelque part dans une vallée du Pacifique Sud, nichée sous les fougères arborescentes, les bougainvilliers rubiconds, se cache une source magique : Vaiteani.

On raconte que Vaiteani serait descendue du ciel pour nous abreuver de son chant profond et nous prendre sous sa coupe, si d’aventure on s’approche pour la goûter. Vaiteani, c’est elle la source céleste en polynésien. Luc, c’est lui le jeune trouvère qui lui offre ses lumières. Il est venu de l’Est pour boire à la rivière. Depuis, il joue au creux de son lit pour la faire chanter. Luc et Vaiteani c’est l’hymen hybride de l’Alsace et de Tahiti. De la musique folk polynésienne qui surgit à brûle-pourpoint, nous capturant et nous caressant dans une sensualité toute nouvelle.

Ils se sont rencontrés quand ils étaient étudiants à Strasbourg

Mademoiselle avait quitté son paradis tropical pour l’université en métropole. Elle sera professeur d’anglais pendant cinq ans. De son côté, Luc étudiait la musicologie, joue de la guitare, de la luth et sur une myriade d’instruments aussi exotiques qu’enchanteurs : kalimba, oud, balafon, épinettes des Vosges. Il vagabonde sur ses ballades folk et médiévales. Il sera le clair, elle sera l’obscure. Noble, pudique, Vaiteani chante son monde intérieur sur les enluminures de Luc. Deux âmes-cœurs se sont unis et forment un seul et même prénom. À l’unisson, ils créent leurs ballades sur les pulsations du corps et de l’esprit.

Avant Luc, Vaiteani se souvient bien de quelques leçons de piano de son enfance et d’avoir chanté discrètement pour ses proches, les chansons folk qu’elle composait l’air de rien à la guitare. Mais la sagesse et la raison lui murmurent une autre petite musique. Sa place est sur l’estrade devant une classe de collégiens et non sur une scène devant n public. Quand elle rencontre Luc et qu’elle chante pour lui, l’évidence s’impose, il reste suspendu à cette voix.

Sa voix et les voyages

Elle libère un timbre riche, truffé de couleurs chaudes et de teintes sépia. De nuances rondes, graves, ambrées, fauves, vernis d’une douce patine. Une voix venant de loin, des racines de la soul américaine débarquée sur un velours d’orchidée, un chant puissant enrobé d’une chaleur bienveillante. Luc pressent que sa place est bel et bien sur scène devant un public. Alors, les inséparables vont commencer à égrainer, sans le savoir, les futures chansons de ce premier album.

 

Luc et Vaiteani

En 2011, Luc et et Vaiteani ont rejoint Tahiti. Elle est enseignante, il donne des cours de musique aux enfants. Un jour, il entend parler d’un concours intitulé 9 semaines et un jour. Un tremplin musical pour les jeunes talents d’outre-mer promettant aux gagnants de jouer sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle. Pari réussi, ils seront lauréats et feront leurs preuves devant 10000 personnes, sous le regard protecteur de Laurent Voulzy, touchée par la grâce de la demoiselle.

Adoubés par l’ange gardien Voulzy, ils n’hésitent plus une seconde et se mettent à l’ouvrage. La Tahitienne fait l’école buissonnière pour se produire en concert dans tous les hôtels de l’île. Elle écrit tout le temps, à la guitare ou au piano. Se livre sans détour, lâche-prise, déploie le large éventail de ses émotions sur des mélodies nacrées. Elle chante un autoportrait sensible qui rassemble. Lui, distille ses arrangements délicats ourlés de percussions nomades. Vaiteani raconte que Ben Harper lui a transpercé l’âme et que Beyoncé parle à son corps ! L’alchimiste touche à tout, puise son inspiration autant dans une chaconne de Jordi Savall que dans les broderies miniatures de la kora de Toumani Diabiaté.

Signature dans un label

En 2015, ils signent avec le label Un Plan Simple. Vaiteani est un album de douze chansons parlant de l’attente insoutenable du coup de fil amoureux dans Three Weeks, de la confiance qui vous lâche dans la prière mélancolique dans Confidence, de la trahison avec Blind.

Dans Silver ocean, on lévite porté par la beauté de ces îles du Vent si pacifiques. Tandis que Run run poursuit sa course infernale vers la résilience. Elle pose pour Gauguin dans A Peni Mai. Elle met en garde sur le refuge illusoire de la fuite A Reva. Avec O Vai, sur une musique funk minimale, existentielle et oblique, la chanteuse s’interroge  : “Qui suis-je pour te juger ? Moi qui suis si affreuse…”.

Seule au piano, la belle affronte la mort sur I’m Ready et nous berce avec Honu Iti E (Petite tortue) en hommage à la grand-mère tahitienne qui l’a accueillie chez elle, quand la jeune fille est arrivée en métropole. La tortue était son animal-totem. Vaiteani serait une source miraculeuse ?

Découvre le clip Ua Roa Te Tau :

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