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Thomas Fersen en concert au Louvre-Lens
Reportages

Thomas Fersen : premier invité du Louvre-Lens cette saison

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28 septembre 2017 - par Nicolas FOURNIER

Le Louvre-Lens lançait ce lundi soir la saison culturelle de sa Scène. Et c’est Thomas Fersen qui a l’insigne honneur de venir présenter son projet « Un coup de queue de vache ».

Un spectacle de Thomas Fersen, qu’il a déjà joué dans la région, à Roubaix et surtout à Liévin à quelques kilomètres d’ici il y a un peu moins d’un an. Un spectacle qui s’insère cette année dans le cadre d’une semaine dédiée à la chanson française. Un concert qui trouvera sans doute un écho prolongé dans cette salle car la prestation de François Morel est prévue le mois prochain.

Les amateurs du genre vont être servis !

On s’installe confortablement dans une salle à peine éclairée dans laquelle trône un piano. L’ambiance est dépouillée. La musique le sera tout autant. Il arrive enfin, seul (quoique pas tout à fait) et prend place derrière son piano. Le charme opère assez vite. Même auprès du jeune public qui pourra goûter aux délices de ses textes précis et arrangés sobrement.

Thomas Fersen en concert au Louvre-Lens
Thomas Fersen en concert au Louvre-Lens par Nicolas Fournier

Des chansons désabusées abordant la vie, la mort, les amours (souvent déçues) et qui convient tout un bestiaire. Du moustique au lion en passant par le lièvre, la chauve-souris et la coccinelle pour mieux croquer l’existence humaine. Les textes sont très imagés, parfois limite coquins. Mais, toujours d’une écriture littéraire savoureuse que l’on retrouve chez d’autres auteurs comme Albin de la Simone.

Mais chez Fersen, il faut ajouter une capacité plus étonnante encore à produire des morceaux hors du temps (franchement qui irait parler de Diane de Poitiers, en 2017 ?) avec une musique sobre mais parvenant à être entraînante et à parler tout autant que le texte au public. Le chanteur aime d’ailleurs beaucoup s’imaginer… mort (« J’suis mort »), estropié (« Le balafré ») et n’hésite pas à nous raconter sa rencontre avec la grande faucheuse elle-même.

Ses textes à l’humour pince-sans-rire siéent très bien à son allure de dandy et au ton caustique qu’il emploie.

Seul ? Pas vraiment. Un acolyte opère dans l’ombre. Il projette en direct des dessins naïfs (ah ces moustaches pour la chanson « Monsieur » qui parlent… d’un tueur en série) qui rajoutent une touche de fantaisie dans cet univers feutré. Un autre élément marquant de ce spectacle est la suite de monologues qu’il déclame. Pour ce faire, il quitte le siège de son piano (qu’il mettra à contribution comme un acteur pour le monologue « Canapé Louis XVI »). Souvent amusant ses textes lui donnent l’occasion de jouer la comédie et de se rapprocher du public.

Le concept est original. Toutefois – avouons-le – un peu long, même si Thomas Fersen a cette capacité créative de trouver le petit quelque chose à chaque chanson pour entraîner parfois le public avec lui. L’expérience se révèle toutefois globalement agréable et annonciatrice d’une belle saison.

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