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The Dandy Warhols à Lille Aéronef le 18 mai 2016
Reportages

The Dandy Warhols à Lille (l’Aéronef, le 18 mai 2016)

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24 mai 2016 - par Nicolas FOURNIER

Amateur de chemises à fleurs et de vinyles vintages, ce mercredi l’Aéronef avait un programme musical pour toi : les Dandys Warhols. Outre le jeu de mots imparable avec le nom de la figure de proue de la contre-culture américaine, le groupe de Portland s’est fait connaître jusque dans nos contrées avec quelques singles bien sentis et surtout ce « We used to be friends » que les fans du jeu vidéo FIFA connaissent bien.

Mais avant cela c’est à Happyness d’ouvrir le bal. Les lumières s’éteignent et les guitares rugueuses se font entendre. Avec leur nom qui semble nous promettre de passer une bonne soirée, ils feront une bonne impression pendant les 25 minutes de leur set. Les parallèles sont nombreux avec la tête d’affiche. Quatre musiciens, une voix en retrait, de belles mélodies et un goût prononcé pour le délire musical d’inspiration psychédélique. Comme eux, le petit riff bien senti permet d’obtenir une belle efficacité pour des chansons dont certaines peuvent envisager une carrière radiophonique. Même la ballade qu’ils jouent se prêterait bien à un petit slow langoureux. C’est leur dernière date en France alors pour nous montrer l’étendue de leur discographie (en plus de leurs progrès en français), ils concluent par un long morceau progressif de près de 10 minutes histoire de se quitter en beauté.

À nouveau, les lumières s’éteignent tandis qu’un long larsen sonne le rappel des troupes, les Dandy Warhols et leur rock hypnotique peuvent prendre place sur la scène de l’Aéronef, quatre ans après leur dernier passage. Le style est rapidement reconnaissable avec en guise d’introduction un long morceau de rock psyché de sept minutes (« Be-In »). Le ton est donné. Le chanteur Taylor capte l’attention avec sa voix trafiquée par de multiples effets tandis que sa camarade, Zia pianote nonchalamment sur son clavier. Le quatuor de Portland alterne les morceaux brefs et efficaces (« Get Off » notamment) avec des titres complètement barrés qu’ils allongent parfois, comme ce « The Last High », qui sans paroles, s’étend dans un véritable dédale musical. Même quand ils nous déclarent leur amour (« I love you ») c’est sur des sons entêtants et hypnotiques. Dans ce contexte, les lumières paraissent presque un peu trop sages et on se serait attendu à plus délirants de ce côté-là.

The Dandy Warhols joueront peu de nouvelles chansons issues de Distortand, leur dernier opus (cinq en tout) mais on peut compter sur leur nouvelle bombe : « All the girls in London » qu’ils avaient joué dans le Petit Journal de Canal + quelques jours avant. On ne cachera pas un petit creux juste après cela. Mais on remontera la pente vers la fin. Tout d’abord doucement avec le dernier extrait de ce dernier album : « You are Killing Me » et ensuite avec un enchaînement parfait : « We used to be friends » et « Bohemian like you », leurs plus gros succès publics du début des années 2000 auxquels les spectateurs répondent par une clameur montrant leur popularité.

Pas de rappel, mais on finit sur une très bonne note, totalement inattendue : un mini DJ-set assurée par Zia. Une fin à leur image.

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