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Milky Chance Sadnecessary mai 2014 album
Chroniques

Milky Chance, Sadnecessary, mai 2014

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12 mai 2014 - par L'équipe

Ça y est l’histoire vient tout juste de débarquer. Le commencement ? Il s’est déjà produit il y a un petit moment. Et cela a réellement débuté en Allemagne, avec ces personnes : Clement Rehbein et Philipp Dausch. Entre mélange de styles, de genres, et d’ambiances, personne n’aurait pu prévoir l’apparition de ce groupe. Le premier album « Sadnecessary » qui débarque en France a de quoi réussir à laisser une trace si ce n’est déjà fait. Pourtant cette création semble malgré tout une évidence.

Milky Chance. Ce groupe me disait vaguement quelque chose. « Sadnecessary » m’en évoquait beaucoup moins. Avant de commencer à écouter l’album, il était important, même primordial de savoir où j’avais pu lire ce nom de groupe ! Exercice très simple ! Il suffit de taper Milky Chance sur Youtube et voilà où la découverte de ce nom m’est apparue pour la première fois. Un remix de Flic Flac qui reprenait « Stolen Dance » avec un peu plus de gaité. Avant même la sortie de l’album, il était donc possible de connaitre une partie ou du moins l’esquisse que Milky Chance nous fait découvrir au fil de ses chansons.

Imaginez-vous. Vous vous laissez embarquer pour qu’une journée finisse le plus tard possible. Ce qui est normal. Qui ne voudrait pas profiter au maximum du temps qui passe ? Un sentiment beaucoup plus casse-gueule à expliquer qu’à ressentir. Pour cela vous vous laissez dériver au fil des heures. Une soirée se passe bien quand on arrive à associer différents états à différents moments. C’est ça le secret. L’ambiance change, de manière subtile, la transition se fait, sans même être remarquée. Les endroits peuvent aussi être différents autour de nous, passer d’un garage à une cave pour aller squatter un appartement ou une salle de concert. On le sait, mais en est-on vraiment conscient ?  On passe par la motivation, le courage, l’envie, l’extase, la descente, la remontée et le trajet finit toujours par se terminer. Nécessaire et pourtant difficilement explicable. C’est un ressenti, ce n’est pas scientifique c’est émotionnel ! Et il faut en finir pour réussir à mieux comprendre ces moments plus ou moins intenses.

Vous arrivez à comprendre ? À vous faire une idée ? Non ? Pourtant c’est vous. Il s’agit de vous. De votre état. Mélancolique ? Ce mot serait facile trop facile pour caractériser cet album. Et c’est là que ça vous touche ! C’est là que la trace restera et s’inscrira. On n’est peut-être pas impliqué dès le premier instant, on ne s’y reconnait peut-être pas de suite. Et pourtant ! Cette sorte de désespoir jubilatoire qui est présent en chacun de nous. Ce spleen, cette tristesse rêveuse ! Que tout le monde possède, que tout le monde côtoie, que tout le monde partage ! Cette chose si abstraite et pourtant si explicite en même temps. Comment ne pas s’y reconnaitre ?

Certains laissent une trace pour mieux disparaitre, d’autres disparaissent avant de laisser une trace. Beaucoup ne laissent rien, et quelques-uns sont encore ou tout simplement là et ils continuent de se créer leur propre chemin. À la base ceux-là ne sont pas forcément très remarqués, mais plutôt discrets, on ne les voit pas vraiment, on ne les attend pas spécialement au milieu de tous ces carrefours. Pourtant ils sont là ! Et ils expriment à merveille une partie de chacun de nous. Ces gens-là ne s’oublient pas aisément à partir du moment où on a pris le temps de les remarquer et de les écouter. D’ailleurs je parierais que la seule manière pour eux de se faire oublier après ça est de le faire volontairement.

Faisons une petite transposition par rapport au cinéma ou même à un livre. Qu’est-ce qu’une bonne histoire ? Quand s’identifie-t-on aux personnages ? Quand le style devient particulier ? Quand cela implique-t-il un nouveau genre ? Quand cela est-il novateur ? Surement tout ça ou du moins la plupart de ses caractéristiques.

J’ai lu que « Sadnecessary » était novateur. Je comprends mais faut-il vraiment dire ça ? Je dirais que c’est simplement logique. Et c’est là que le talent s’exhibe. Qui aurait pu penser à faire ceci ? C’était tellement imprévisible… Et pourtant… Tellement logique en même temps.

Alors, pour ce premier album, bonne fin ou très bon début ?

Guillaume Lew Valles

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