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Louis Aguilar aux INOUIS DU PRINTEMPS DE BOURGES

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4 avril 2016 - par L'équipe

L’aventure musicale de Louis Aguilar a commencé par des autoproduits folk en France, un groupe de country routinière dans le Missouri, des travaux pop de retour au pays (dont Memories, repris par Julien Doré sur son album Løve)… Entre introspection et aventure, entre langueur et lyrisme, entre élégie et spleen, Louis Aguilar est lun des plus convaincants cousins européens de la country rénovée de Will Oldham ou Lambchop. Louis Aguilar a aussi été finaliste du concours Inrocks Lab 2015. Rendez-vous aux Inouis du Printemps de Bourges pour le découvrir sur scène.

Marshall, Michigan est un bled de 7058 habitants, perdu entre Chicago et Détroit.Les hivers y sont froids, les étés ennuyeux. Quand Louis Aguilar débarque là-bas en 2009, a 19 ans, c’est pourtant de son plein gré : il souhaite se rapprocher de la culture musicale qu’il vénère, le rock’n’roll et la country. Le jeune Lillois, a déjà enregistré trois albums folk, quasi seul dans l’intimité de sa chambre d’ado, quand il décide de parcourir les plaines du Midwest, terre natale de Bob Dylan.
Rapidement, le pèlerinage vire au road movie initiatique. Louis Aguilar est recruté pour ses talents de guitariste par un groupe de country local qui cachetonne le week-end dans les rodéos. Difficile de s’ôter de l’esprit certains clichés un peu triviaux : on imagine ainsi des cowboys dans un saloon enfumé, dansants en ligne tandis que d’autres, fins saouls, se bagarrent jovialement. Et, comme dans cette scène de The Blues Brothers, le film de John Landis, l’orchestre imperturbable de continuer à jouer ses standards de la musique western. « Exactement, sauf que nous n’avions pas de grillage pour nous protéger des projectiles » précise Louis Aguilar en souriant. Durant toute cette année, le jeune auteur fait ses classes et se confronte à une réalité musicale pour le moins dépaysante. Surtout, il prend goût au jeu en groupe et commence à imaginer des arrangements plus élaborés pour ses chansons.
De retour au pays, il s’éloigne naturellement du format folk de ses débuts. Il recrute quelques amis (Nicolas Degrande, Brendan O’Regan, puis Sylvain Przybyslki) et fonde les Crocodile Tears. Un quatrième album autoproduit voit le jour rapidement en 2011. Les sonorités y sont évidemment très américaines, mais les effluves d’une pop gracieuse, plus européenne, s’y font aussi sentir. Ce mélange équilibré et subtil fascine jusqu’à Julien Doré qui enregistre une version de Memories, pour son album LØVE.
Ces trois dernières années ont été plus introspectives. Louis Aguilar a beaucoup écrit, mais surtout, il a consacré beaucoup de temps à peaufiner minutieusement le son des Crocodile Tears. L’EP, It’s All Gonna Be Fine, sorti en septembre 2015 est sans doute son disque le plus sophistiqué. Le plus intense aussi. La langueur de Free At Last et la sensualité douce de Kill Me Tonight évoquent autant la variété américaine du début des sixties (celle incarnée notamment par Roy Orbison) que la country moderne de Lambchop, Smog ou Bonny Prince Billy. Les guitares de Something New et When I’m Gone sont plus évidemment pop tandis que The Ultimate fascine davantage par son final élégiaque. Si Louis Aguilar est parvenu à affiner son écriture et surtout à rendre sa musique aussi captivante, il ne s’est pour autant jamais éloigné de la simplicité essentielle du folk qui lui tient tant à cœur depuis sa première guitare.
Louis Aguilar sera @ LES INOUIS DU PRINTEMPS DE BOURGES le mercredi 13 AVRIL – 15H00 – @ LE 22 !
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