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Le festival Lollapalooza édition 2017 débarque en France (journée du dimanche)

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26 juillet 2017 - par Nicolas FOURNIER

DSC_0269Après la mise en bouche de la veille, place au(x) plat(s) de résistance avec cette seconde journée du festival Lollapalooza qui, on ne va pas se le cacher, était un cran au-dessus de la veille.

On débute le festival Lollapalooza très tôt avec Charli XCX alors que l’on digère à peine du repas de midi. La jeune Anglaise envoie avec énergie son électro-pop taillé pour les dancefloors. Dans un décor chatouillant, elle égrène ses tubes (Break the Rules, Boom Clap) comme les nouveaux (Vroom Vroum, After The Afterparty) avec le même entrain pour se trémousser en rythme. Bon ce n’est, certes, pas très intellectuel, mais que c’est bon !

Sur l’autre Main Stage du festival Lollapalooza, on retrouve Seasick Steve qui s’installe. Moins d’un mois après l’avoir découvert au Main Square, la claque est la même et la prestation reste toujours bluffante avec ses instruments maisons et son allure débonnaire de vieux briscard du blues. L’effet marche toujours autant sur un public qui doit l’avoir déjà vu souvent, tant il est programmé lors des festivals cet été.

Le spectacle commence tôt

On suit avec un autre groupe découvert à Arras : Walk off The Earth. Peu connus en France, les Canadiens sont, eux aussi, réputés pour leurs trouvailles sonores et leurs réinterprétations étonnantes de reprises diverses (Ed Sheeran, Adele, Pharrell et même Joe Dassin avec Les Champs-Élysées) et leurs propres compositions. L’invitation à la fête marche bien auprès du public avec une énergie communicative. Ainsi, la chanteuse assure le spectacle quand bien même elle est enceinte de 7 mois ! Un membre du public se propose même d’être le parrain du bébé. Quelques cotillons supplémentaires et un combat de « Taekwondo » simulé pendant la chanson titre, apportent également un peu d’humour bienvenu dans un après-midi chargé.

DSC_0342Car ensuite ce sont les très sérieux Rival Sons qui distilleront leur rock’n’roll old school pieds au plancher. Concerné, Jay Buchanan arpente la scène et hurle son propos avec conviction.

Un autre Britannique les suit : la légende Liam Gallagher. Le Mancunien fait sa mauvaise tête des bons jours. Il interprète correctement les anciens succès d’Oasis et ses compositions solos récentes. Il finira par l’inévitable Wonderwall repris par le public y compris sur l’autre Main Stage. L’un des grands moments de la journée.

DSC_0352Nouveau dilemme : Pixies ou La Femme

Ayant vu les Basques au début du mois à Arras, je préfère découvrir les Pixies. Dès les premières notes de Gouge Away, on comprend que l’on va assister à un grand moment de rock’n’roll décomplexé. Certes, le quatuor est moins démonstratif que d’autres formations à l’affiche, mais personne ne demande à Francis Black d’en faire des tonnes (pardon pour la remarque sur son embonpoint).

La collection de tubes qui s’ensuivra (Monkey Gone To Heaven, Caribou, Wave of Mutilation) reste impressionnante pour un groupe qui accuse déjà 30 ans ! Paz Lenchantin a remplacé Kim Deal à la basse sur cette tournée. C’est donc sa voix enfantine que l’on entend fredonner par moments. On finira bien sûr par « Where is my Mind » repris par le public.

L’apothéose du week-end au festival Lollapalooza

On finit avec les trois dernières têtes d’affiche. Comme hier, il va falloir être présent partout. Sur la Main Stage 2, Lana Del Rey propose un retour en arrière musical (Blue Jeans, Summertime Sadness, Video Games). Ses fans apprécieront sa voix grave. Dernier détour vers l’Alternative Stage pour alt-J. Les Anglais évoluent dans un décor innovant en découpant en trois parties la scène, les séparant ainsi les uns des autres par des néons verticaux. Ils présentent leur nouvel album à un public conquis.DSC_0412

Enfin, le clou du spectacle : les Red Hot Chili Peppers

Les mastodontes californiens arrivent sous la pluie. Ils joueront un concert groovy à souhait avec Flea et Josh Klinghoffer très complices. Ils multiplieront les jams entre presque chaque morceau. Anthony Kiedis n’est pas en reste même si avec sa casquette et sa moustache il ressemble plus à Super Mario qu’à un rockeur. La qualité est là.

Contrairement à Radiohead à Arras, ils ont bien construits leur set en mélangeant les tubes (Californication, Dani California, By The Way…) et les nouveautés (Dark Necessities, The Getaway…), quelques vieilleries (Me and My Friends) et une surprenant reprise de Wicked Games de Chris Isaak complètent la liste des morceaux. Malheureusement, la concentration de public fait qu’il est impossible de les voir sur scène. La plupart d’entre nous en sont réduits à regarder les écrans géants. Dommage.

Autre oubli : aucun artiste n’a semble-t-il, rendu hommage à Chester Bennington décédé quelques jours auparavant.

Un festival agréable dont on attend avec impatience la programmation l’an prochain et qui devrait s’inscrire dans le paysage estival français.

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