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La pop sombre à l’honneur au Grand Mix

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23 mai 2017 - par Nicolas FOURNIER

Deux gros week-ends à la suite pour le Grand Mix

La salle tourquenoise Le Grand Mix accueillant Frànçois and The Atlas Mountains, le 13, Enter Shikari le 14 et les furieux russes de Little Big le 21. Et la veille, les amateurs de pop ombrageuse avaient rendez-vous avec les Américains de Xiu Xiu. Ils posent leurs valises dans leur troisième salle de la métropole après la Péniche en 2012 et la Malterie en 2014. Les rangs sont clairsemés. Les fans passionnés et les connaisseurs sont là. Et, sans doute, quelques personnes égarées comme ce monsieur avec un t-shirt de Metallica.

En apéro, on prendra du belge avec Billions of Comrades. L’ambiance est un peu différente de celle de leurs confrères d’outre-Atlantique. Plus électro mais tout aussi tendue. Ils resteront une bonne demi-heure, le temps de jouer sept titres portés par des refrains rock. Parfois hardcore avec une violence plus ou moins contenue selon les cas. Puis, on pense à Breton pour le son et à Von Pariahs pour la voix du chanteur (avec des mimiques semblables d’ailleurs). C’est éloigné de la production de la tête d’affiche, cependant leurs gimmicks permettent facilement d’accrocher à leur musique. Une sympathique découverte à suivre.

Enfin le duo que forme Xiu Xiu met en place son matériel

Apparemment très tatillon sur le sujet, le chanteur Jamie Stewart doit s’interrompre à la fin de la première chanson (« Petite ») pour « un problème technique » qu’il doit être le seul à percevoir. Ils avaient déjà eu le même cas à la Malterie. Cette fois-ci l’ampli avait failli prendre feu : ce qui explique l’intervention.

Une fois ces problèmes résolus le groupe peut dérouler sa liste de morceaux pendant un peu plus d’une heure en alternant anciens titres (« I luv abortion », « Fabulous muscle ») et les plus récents dont « Wondering ». Et surtout cet excellent et survolté « Jenny GoGo » et son refrain entêtant au possible.

Leur interprétation est impeccable

On les sent investis entre Stewart qui théâtralise ses interprétations (« I luv abortion », « Stupid in The Dark ») et transpirant à grosses gouttes à cause de l’intensité de sa prestation. Le style est, certes, un peu foutraque, fait de pop très sombre sur laquelle des instruments à usage parfois unique, viennent se greffer. Notamment des percussions qu’Angela Seo martèle avec un petit sourire presque pervers. Leur audace artistique ne se limite pas là. Je ne vous parle même pas de leurs clips vidéo, parfois très osés comme ce « Black Dick ». Un single du précédent album et qui était, disons, raccord avec son sujet. Ils tentent une reprise de ZZ Top (« Sharp Dresses Man ») forcément méconnaissable.

On comprend que leurs compositions restent confidentielles, même s’ils ne déclenchent pas les clameurs du public comme d’autres. Ce sentiment d’honnêteté à vif de leur musique et leur créativité les rendent vraiment très attachants. Bon ce n’est pas à conseiller à tout le monde bien entendu. Des titres plus faciles d’accès comme ce « Jenny GoGo » vous permettront peut-être d’entrer dans leur univers.

Les chansons de Billions of Comrades

Les chansons de Xiu Xiu

Les photos de la soirée au Grand Mix de Tourcoing

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