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La Femme, Mystère

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2 août 2016 - par L'équipe

On le sait, depuis des débuts fracassants en 2010 avec la doublette magique Sur la planche et Télégraphe, La Femme fait partie de l’avenir de la pop française.

Rarement de groupe d’ici n’aura connu une ascension aussi fulgurante. Parcourant l’hexagone comme les États-Unis avec fougue et passion, énergie et simplicité. De l’underground au grand public, La femme a bousculé tous les codes en vigueur, mélangeant les genres musicaux (cold wave, synthpop, musique surf, chanson yéyé…) avec une fraîcheur communicative, une vitalité renouvelée. Des morceaux comme Anti-taxi ou Nous étions deux, font désormais figure de rengaines éternelles.

Trois ans après Psycho Tropical Berlin (2013), – mémorable  premier LP, couronné d’une Victoire de la Musique pour l’album révélation de l’année -, le groupe le plus insaisissable de sa génération sonnera l’heure de la rentrée le 2 septembre. La femme compte toujours six membres avec ses deux têtes pensantes Marlon Magnée (chant, clavier) et Sacha Got (chant, guitare), Clémence Quélennec (chant, clavier), Sam Lefèvre (basse), Lucas Nunez Ritter (percussions) et Noé Delmas (batterie).

Pour passer le cap du second album, les musiciens prolixes ont composé une trentaine de titres depuis 2013. Seize chansons, au final, ont été mixées par Sonny Diperri (Animal Collective, Hanni El Khatib) et Stéphane « Alf » Briat (Air, Aline, Mustang), déjà aperçu au générique de la discographie de La Femme.

Dévoilé par deux premiers singles, – l’électro psyché Sphynx publié quelques jours avant un Olympia printanier à guichets fermés, le tubuesque et bien nommé Où va le monde ? paru en pleines inondations -, Mystère est une disque à la fois riche, mature et bigarré. Comme quoi, ces jeunes intrépides ont de la réserve et du ressort. Ils en témoignent d’ailleurs explicitement dans l’avant-propos du livret. Plus posé et moins virevoltant que son prédécesseur. Mieux écrit et soigneusement arrangé, cet album porte tout l’ADN de La Femme : son, chanson et incarnation !

À propos d’incarnation (vocale), de nouvelles interprètes apparaissent au côté de la chanteuse officielle Clémence. Des habitués comme Clara Luciani et Jane Peynot. Elles appellent Naomi Greene, Mathilde Marlière, Angela Hureau, Sarah ben Abdallah ou Ambre Hazlewood. Des voix fémines qui se mélangent aux chants de Marlon et Sacha dans des PACS multiples. Le répertoire de La Femme s’écrit ainsi. Au rythme de la vie, de l’amour, des rêves insensés et des désillusions quotidiennes. Le présent est la fin du passé et le début du futur…, comme ils aiment à le répéter en chœur, dans cette relation qui tient autant de l’amitié indéfectible que de l’émulation artistique.

Comme à l’accoutumée, la Femme n’a pas son pareil pour décocher des flèches, des fulgurances, des images mentales. En élargissant son spectre musical, la formation donne à entendre de nouvelles références. Comme l’influence prégnante d’Ennio Morricone, l’incursion disco sur SSD (en souvenir des mois écoulés dans le quartier de Strasbourg Saint-Denis). Le lysrisme lysergique du Velvet Underground ou encore une pluie de cordes sur quelques morceaux. Mystère se referme sur La Vague. Une longe plage de treize minutes, inspirée par Brian Eno et Pink Floyd. Un solo de guitare et l’adolescence passée sur la côte basque. Toujours en phase avec son époque, La Femme reste cette offrande pour la pop française.

Les prochaines dates à suivre : le 18 novembre 2016 à l’Orangerie (Bruxelles) et le 15 décembre 2016 à l’Aéronef de Lille !

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