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Chroniques

Gunwood nous emmène dans Travelling soul

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12 juin 2017 - par L'équipe

La première biographie de Neil Young envoyée aux journalistes a dû commencer comme celle de Gunwood. “Ils aimaient tellement la musique qu’il fallait qu’ils en fissent”.

Gunwood ce sont : Gunnar Ellwanger (guitares, voix lead), Joao Francisco “Jeff” Preto (basse, harmonica, banjo, percussions, voix) et David Jarry Lacombe (batterie et claviers, voix). Ils peuvent parler et vibrer musique pendant des heures. Des Gladiators aux Dubliners en passant par Leonard Cohen, tout est prétexte à des joutes musicales sans fin.

En 2013 Gunnar délaisse ses groupes d’anti-folk, de rock progressif ou encore de pop soul pour revenir aux sources. Ce sera le blues. un blues moderne, rugueux là où il faut. Léger comme un voyage permanent. Il partage alors des alors des locaux de répétition avec David et Jeff qui, après quinze ans en section basse batterie des diverses formations étaient orphelins de projet. Moment idéal et pour créer Gunwood Circle, qui très vite deviendra Gunwood. Un trio viril aux voix s’entremêlant harmonieusement. Gunnar a alors plus de 100 chansons dans son ordinateur. Ses complices ne se limitent pas au trio de référence et rajoutent donc des instruments pour créer un son unique.

Gunnar Ellwanger

En 2015 apparaît un premier EP accompagné d’une première partie de Hugh Coltman au Trianon et d’une tournée en Allemagne. Pays où Gunnar a passé son enfance. Le père de Gunnar, physicien et amoureux de la guitare, a donné le virus au fiston qui selon la légende familiale prononça comme deux premiers mots “papa banjo”. Le top départ était lancé.

Curieux et pudique, Gunnar se met à voyager géographiquement et dans les livres. Un séjour en Irlande, où il rencontra Shane MacGowan à qui il fit signer sa fidèle guitare folk, donne un indéniable son cette celte à leur rock. La lecture assidue d’Herman Hesse (Le loup des steppes, Narcisse et Goldmund) se retrouve dans plusieurs textes de ce premier opus. Elle donne aussi une indication sur la volonté de liberté et d’universalité de Gunwood.

Leurs influences

Ces trois gars loin de toutes nostalgies sont nés à la bonne époque puisque le son des années 1990 est passé sur leurs racines. Si bluegrass, folk ou blues constituent la base de leurs influences, ils ne se sont pas privés d’écouter Rage Against The Machine ou Radiohead. Comme les rencontrer constitue une véritable révision de cinquante années de musique, on se tournera inévitablement vers les dames. Tout possible pour eux. C’est ainsi que pour s’amuser, ils viennent de reprendre Girls just want to have fun de Cyndi Lauper, façon soirée entre amis au coin du feu.

Il y aurait la tentation d’enfermer Gunwood. Un nom inventé  et pacifique, dans un certain cliché, comme une figuration virtuelle dans le film de John Boorman Delivrance. Ou plus récemment dans celui de Felix Van Groeningen Alabama Monroe. Ce serait oublier qu’ils ont trop de musique en eux pour se laisser mettre en cage. Ils sont prêts à enflammer les scènes du monde entier. C’est bien à côté de chez nous qu’il évoluent et affûtent leurs basses, batterie, guitares et plus si affinités.

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