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INTERVIEW En tête-à-tête avec Ornette (29.03.2013)

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12 mai 2013 - par L'équipe

Ornette c’est Bettina (son prénom sur sa carte d’identité). Elle est connue pour être la pianiste et choriste indispensable à Arthur H, Jeanne Cherhal, Alain Bashung, Renan Luce, les Brigitte ou encore Micky Green. Elle commence le piano à 3 ans parce qu’elle aime quand le «  tonnerre gronde » (les graves) et «  la pluie tombe » (les aigus…). Elle grandit dans les théâtres aux grès des spectacles de ses parents comédiens.

Très tôt au conservatoire, Ornette y fait de brillantes études musicales (prix de piano à 16 ans, solfège, Histoire de la musique, écriture, orchestration, saxophone et percussions…). À 15 ans, elle se tourne vers le jazz et exprime un véritable besoin d’improvisation et d’expression. Elle commence la musique improvisée les big bands et peaufine sa formation dans d’autres conservatoires (E.N.M. Montreuil, CNR Courneuve, Bill Evans Piano Academy…).

Ses chansons, elle les a écrites en tournée, dans les camions, les avions, les trains, les halls de gare, les hôtels, les salles encore vides. Remarquée en première partie de Yael Naïm à Jazz à la Villette en septembre 2009, elle a confirmé son aisance et sa capacité à kidnapper le public à la Cigale en octobre en première partie de Cœur de Pirate. Propos recueillis par Célinoue lors des répétitions au Théâtre de la Rianderie de Marcq-en-Baroeul.

Ornette, on t’a découvert avec les titres « Bye bye baby bye bye » et « Crazy » puis on t’a aperçue dans la célèbre émission Taratata fin 2011. Quelles ont été les retombées depuis ?

Beaucoup de choses. J’ai eu un peu une double vie : il y la vie officielle avec la promotion, dont le passage chez Taratata et pas mal de presse, de concerts. Puis il y a d’autres choses via Internet. Notamment pour Bye bye baby bye bye. Garance Doré, la blogueuse mode, c’est la seule qui au début a vraiment utilisé la chanson. Elle a beaucoup d’audience. Donc ça m’a fait plaisir de voir qu’elle avait choisi et qu’elle la faisait vivre.

Ton album Crazy est sorti cette même année. Depuis, une ré-édition limitée, nommée Deluxe Edition est parue l’été 2012. Peux-tu nous en parler, notamment des duos et titres remixés ? Qui a eu l’idée de ses collaborations ?

On a sorti l’album et il se trouve qu’avec le réalisateur, Emiliano Turi, on a un studio. On a continué à enregistrer. Puis, on s’est retrouvé en décembre, soit un gros trimestre après la sortie de l’album en septembre 2011. On s’est dit que c’était chouette de sortir les nouveaux titres, on restait dans l’actualité du disque. J’écris beaucoup en tournée, dont c’est frustrant d’attendre des années avant que les choses sortent.

On a sorti l’EP et on voulait aussi proposer à Ours de faire un duo sur l’un des titres. J’aimais beaucoup son univers visuel, il est très investi. J’aime beaucoup le personnage un peu décalé et à la fois très actuel. Il a quelque chose de très « libre » que j’aime bien. J’avais une vieille chanson en français, « Sur le sable « , et depuis des années je rêvais d’inviter Mike Ladd, un rappeur underground très engagé, poète, slameur. Il habitait à deux pas de mon studio…

Nôze, je connais ce duo depuis pas mal de temps, ils travaillent avec beaucoup de musiciens de jazz, ils rencontrent pas mal de monde. Le réalisateur de mon album joue avec eux. Tous se croisent.

Cela a permis d’ouvrir l’album à des rencontres et j’ai aimé que ça fasse participer plein de monde. L’EP est sorti en avril 2012 et en juillet on a sorti l’album et l’EP réunis. Et en parallèle en décembre j’avais réalisé un calendrier de l’avent musical sur Internet. Le remix en téléchargement était offert et fut beaucoup relayé sur plein de blogs importants.

Tu joues ce soir au Théâtre de la Rianderie à Marcq-en-Baroeul. Est-ce la première fois que tu joues dans le Nord ?

Ornette  : J’ai joué à Lille dans une soirée Afterwork il y a un an et c’est vrai que je n’étais pas revenue depuis. Et là je me suis baladée dans Marcq-en-Baroeul. C’est très sympa, tout le monde est hyper gentil. Et quand on vit à Paris ce n’est pas le cas, tout le monde n’est pas gentil dans la rue (rires). Quand tu demandes une information, il n’y a pas quatre personnes qui arrivent, alors qu’ici c’est le cas : merci ! J’aime beaucoup !

Il y a une dizaine de jours tu faisais la première partie de La Grande Sophie à la Cigale. Comment s’était ?

C’était très bien. Elle est très sympathique. Je l’avais déjà rencontrée l’année dernière. Là elle m’a proposé la Cigale : j’étais ravie ! On a fait un duo sur le titre de « Laisse tomber les filles« . Elle est vraiment adorable, c’est une personne bien en plus d’être une super chanteuse. Qui est présente depuis des années

Quand tu pars en tournée, as-tu des petites habitudes, des petits rituels ?

Je remarque que j’ai tout le temps une galère technique : un coup j’oublie un truc, un coup je n’ai plus de piles. Même si je prépare, il y a toujours un moment où ça m’échappe. Sinon, avant de chanter, je fais des étirements. Le trac me met dans un état de léthargie avant d’entre sur scène. Je bois des cafés, beaucoup de café. Il n’empêche qu’après les concerts j’ai envie de dormir. Une fois j’ai bu un litre et demi avant d’aller jouer.  

En ce moment circule sur la toile, l’Ornette’s 13. Qu’est-ce que c’est ?

J’ai pris ce nom pour faire suite à Ocean’s 11 où on braque des casinos. Je vais braquer Internet (rires). Je n’ai pas refait le calendrier de l’avent cette année mais j’aime bien ces petits rituels. J’appelle ça un calendrier car tous les mois il y a un rendez-vous avec une chanson reprise à télécharger gratuitement. Là je prépare un deuxième album et les reprises me permettent de contourner le stress de la préparation. Comme j’ai beaucoup de matériel j’avais envie de le faire partager. C’est aussi un jeu. J’aimerai bien sortir les reprises en disque. Après peut-être que dans l’album il y a aura en bonus quelques titres. Le public d’Internet n’est pas forcément celui qui achète le disque. 

J’ai également découvert sur Internet que tu avais de nombreux fans en Belgique, en Espagne, en Italie, en Russie et des milliers de fans en Turquie. C’est fou non ? Comment l’expliques-tu ?

En Turquie, l’une de mes chansons s’est retrouvée sur une compilation qui a beaucoup circulé. Donc j’étais classée en haut de Beyoncé, Rihanna. C’était assez surréaliste et puis nous sommes allées jouer en Turquie. C’était génial ! On a été sur les radios. C’était impressionnant comme expérience.

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