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A Vox en interview

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27 juin 2016 - par L'équipe

Juste avant leur concert lors du festival Main Square à Arras, nous avons rencontré le duo A Vox, en pleine résidence de préparation à l’Aéronef de Lille. Photographie de Céline.

Bonjour Virgile et Anthéa (A Vox est un duo), pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore, est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours musical (formation scénique, conservatoire).

Anthéa : On a commencé la musique assez jeune. On a commencé dans une École de musique qui s’appelle l’AME. Ensuite Virgile a commencé la batterie à 4 ans et demi et j’ai commencé le piano à 5 ans. Puis, on a fait des classes d’ensembles là-bas. Nous étions plusieurs musiciens et nous faisions des reprises avec un professeur. Et puis on faisait des reprises de rock (The Ting Tings, Arctic Monkeys…).

Puis, au bout d’un moment on a décidé de prendre notre indépendance par rapport à cela, pour vraiment faire ce qui nous plaisait et faire des compositions. Du coup, on a décidé de créer un groupe tous les deux. Cela fut comme une évidence, on n’a pas cherché à prendre des musiciens. on s’est dit tout de suite que ce sera « nous deux ». Piano, batterie, chant. On a écrit des chansons comme ça et on a essayé de former un groupe, qui s’appelle A Vox.

Virgile : Parallèlement, on était au collège et au lycée. En 6e, nous sommes rentrés au conservatoire avec des horaires aménagés et des classes de musiciens. Donc, on a mené les deux de front : l’école de musiques actuelles et l’école de conservatoire.

Si vous deviez vous décrire pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas et ne connaissant pas votre musique…

Anthéa : Des cheveux rouges ! (rires). Rock, électro et un peu punk. Il faut venir voir ! (rires). Sur scène, nous sommes très énergiques. On court partout, on saute. Virgile va se mettre debout derrière sa batterie, il va faire du synthé. Il se passe des choses !

Quels sont vos artistes musicaux ayant contribué au genre, style d’A Vox ?

Anthéa : Je pense que l’on a été influencés par les artistes pour lesquels on faisait des reprises. Après, on aime beaucoup tout ce qui est électro, rock.

Virgile : On écoute ce qu’il y a sur le moment.

Anthéa : J’adore Two Doors Cinema Club, Skip The Use pour l’énergie…

Virgile : Tout ce qui est musique classique aussi…

Anthéa : D’où notre formation classique… On en écoute beaucoup !

Votre premier EP, Resist est sorti récemment. Où et comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Anthéa : Cela s’est fait à Reims, dans le studio Le Chalet, qui se trouve à côté de la Cartonnerie. On a fait ça avec Kévin Espich, c’est une personne qui travaille dans les studios, avec qui l’on a bien travaillé.

Virgile : Cela a pris du temps (rires !). On avait déjà mis un morceau sur Deezer, et on l’a remasterisé pour qu’il ressemble aux quatre autres. On a commencé à enregistrer l’EP au mois de décembre 2015. Puis quand on montait à Charleville-Mézières, on allait à Reims pour faire les enregistrements et les mixages. Puis au fur et à mesure Kévin nous envoyait les pistes…

Anthéa : Oui, ça prend du temps. On a voulu faire quelque chose où l’on était fiers, où l’on aurait plaisir à le donner en se disant « pas de regrets, pas un truc bâclé, vite fait ».

Vous êtes en résidence à l’Aéronef. Comment s’est fait ce choix et pourquoi ce lieu culturel ?

Virgile : On voulait une résidence avant le Main Square, pour bien tout caler au niveau de la technique. Pourquoi ce lieu ? Parce qu’on l’aimait bien ! (rires)

Anthéa : C’est parce qu’il fallait un gros système de diffusion pour avoir ce que l’on aura au Main Square pour s’habituer, surtout pour notre ingénieur de son. Il faut qu’il cale tout. On savait qu’à l’Aéronef on aurait tout le matériel et la table en plus…

Virgile : Même si c’est beaucoup plus grand au Main Square…

Anthéa : Au moins, on a pu voir comment ça se passait, tous les mouvements, les déplacements.

Virgile : Et puis c’était la salle qui était libre aussi…

Anthéa : Et c’est tout près de chez nous (rires !). C’est parfait !

Nous vous avions rencontrés lors du tremplin l’Ascenseur pour Les Nuits Secrètes en 2015. Depuis un an, que s’est-il passé ? Quel est le chemin parcouru ? Quelles ont été les retombées pour A Vox ?

Anthéa : C’est vrai qu’il y a eu des choses. Depuis on a fait notre premier clip réalisé par Anna Sauvage et son équipe. On est fiers ! (rires). Parce que le clip fait vraiment pro, dans la colorisation utilisée avec les effets.

Virgile : Armel (directeur du Main Square Festival) nous avait repérés grâce au tremplin dont on était lauréats finalistes. Grâce à lui on a pu être programmés sur des premières parties d’artistes internationaux, de bons concerts.

Anthéa : Par exemple, on a pu faire la première partie de l’artiste japonais Miyavi, ce qui nous a permis de jouer au Bataclan, un mois avant les attentats. On avait joué à la Laiterie à Strasbourg, au Splendid de Lille, ensuite on a fait l’Aéronef avec Minuit (les enfants des Rita Mitsouko).

En début d’année, il nous avait rappelés en nous demandant si ça nous disait de faire la première partie de Twenty One Pilots. C’est un groupe énorme ! En plus, on a joué à Lyon. La première fois que l’on jouait à Lyon. Et on a joué au Trianon. C’est dingue parce qu’il nous a vraiment fait confiance, et il savait que ça s’était bien passé avec Miyavi. Depuis ce moment, on a un groupe de fans qui s’est créé sur Twitter et ailleurs, avec des comptes qui nous suivent à fond ! Cela nous fait plaisir, car nous sommes proches du public, aime parler avec le public. C’est génial…

Jusqu’à maintenant, quel est votre meilleur souvenir scénique ?

En chœur : le Main Square !

Virgile : Après le Main Square, il y a eu le festival où l’on a fait la première partie de Calogero, à la Foire de Châlons en Champagne devant 25000 personnes.

Anthéa : Le Main Square : c’était la première fois que l’on jouait devant autant de monde. Mais là, à la Foire, on arrive sur scène… On nous avait dit qu’il y aurait 4000 personnes. Là, il y en avait 25000… Et avant, je voulais prendre une vidéo… On avait ramassé plein de « j’aime » sur Facebook. On avait des étoiles dans les yeux.

L’un de nos meilleurs concerts c’est aussi au Bataclan. On arrive sur scène… Le public hurlait tellement que l’on s’est demandés s’ils ne pensaient pas qu’il n’y avait pas de première partie et que c’était directement l’artiste. Virgile montait sur scène, me regardait et rigolait comme un fou tellement il était content ! Pareil, au Trianon, c’était dingue : les gens hurlaient tout le temps. Les filles hurlaient tellement que l’on ne s’entendait même plus chanter ! Quand on a refait l’International, il y a des gens qui nous avaient déjà vus, qui sont revenus. Même des gens de Lille sont venus nous voir à Paris.

Virgile : Quand on a joué au Biplan, au mois de mars, les gens sont venus nous voir à la fin pour nous dire qu’ils nous avaient vus au Main Square… Ils nous ont suivis depuis un an…

Anthéa : On a des cadeaux de fans aussi !

Que ressentez-vous quand on vous offre des cadeaux ?

Anthéa : C’est dingue ! On dit que c’est beaucoup ! Cela nous fait énormément plaisir ! Une sculpture a été réalisée pour A Vox… Exemples : une espèce de panneau en bois… Des bouteilles et apéritifs, de la bière, des gâteaux, des guimauves. On a eu un t-shirt aussi.

Avez-vous un rituel avant d’entrer sur scène ?

En chœur : Oui ! (rires)

Anthéa : On a des rituels quand on n’a pas le temps et quand on a le temps. Quand on n’a pas le temps c’est juste un petit check comme ça [ils nous font la démonstration]. Sinon, quand on a le temps, quand on est dans les coulisses et que l’on stresse un peu, j’arrive vers Virgile et je dis « Salut, ça te dit de faire un groupe avec moi. Je fais du piano, du chant…». Et puis il me répond « Salut, moi c’est Virgile, je fais de la batterie ». Et je reprends en disant ça tombe bien, viens, on va faire un truc… Cela te dit ? »

Bientôt le passage au Main Square pour A Vox. Comment vous sentez-vous à l’approche de cette grande scène ?

Anthéa : Là, ça va, c’est calme. On n’a pas de stress. On s’est bien préparés. On a vraiment hâte… On sait qu’une fois sur scène, ce sera que du bonheur !

Virgile : On jouera le double de temps que l’on avait fait la dernière fois. On jouera pendant une heure.

Pour l’EP, comment cela se passe-t-il pour le transposer en une heure de concert ?

Anthéa : On a plus que cinq morceaux, donc ça va (rires). On arrange des morceaux, il y a des passages qui sont un petit peu plus longs. Il y aura des petites surprises dans le set.

Virgile : On aussi de nouveaux morceaux à jouer.

Anthéa : On a deux inédits. On a composé après l’EP et il y a de petites choses, des instruments comme ça… Je n’en dis pas plus ! (rires)

Un petit mot pour les fans nordistes et belges ?

Anthéa : Venez à notre concert, on vous promet que vous allez bien vous amuser ! Vous allez danser avec nous ! On va vous faire chanter, vous faire faire plein de choses.

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