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A Place To Bury Strangers à Lille (Aéronef, le 4 avril 2016)
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A Place To Bury Strangers à Lille (Aéronef, le 4 avril 2016)

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12 avril 2016 - par Nicolas FOURNIER

A Place To Bury Strangers est de retour à Lille pour y donner son concert annuel. C’est leur quatrième passage depuis septembre 2012 et comme pour la première fois ils sont accompagnés par les Belges de Räpe Blossoms. Bis repetita placent dit-on. Alors on ne va pas faire mentir les locutions latines et pour s’en rendre compte, on se dirige vers l’Aéronef ce lundi soir.

Contrairement à leurs trois premiers passages dans la métropole, on quitte le traditionnel refuge de la Péniche pour la configuration club de l’Aéro. J’espère que ce nouveau lieu permettra au groupe de New York (pardon au groupe le plus bruyant de New York) de mieux exploiter son potentiel mélodique en profitant de l’acoustique de cette salle.

À 20h30 piles, les Anversois de Räpe Blossoms prennent place l’un après l’autre. L’ambiance devient rapidement hypnotique avec leur coldwave qui lorgne évidemment vers Joy Division. D’ailleurs, leur chanteur se prend pour Ian Curtis et adopte même ses mimiques. Sa voix est toutefois presque inaudible dans le fatras sonore produit par ses trois acolytes. La batterie notamment impressionne tout particulièrement. Le chanteur décide parfois d’aller faire un petit tour au milieu des premiers rangs. Leur esthétique musicale rappelle furieusement les années 1980. Les réminiscences du passé seront brèves : six titres expédiés en trente minutes denses. Une petite idée du chaos à venir. Dans une certaine mesure.

Depuis leur passage en 2012 à la Péniche, je suis avec assiduité A Place To Bury Strangers. Alternant entre le côté bruitiste assumé des Américains et la tension mélodique qui en ressort ponctuellement, cette formation est passionnante. Avant le concert, la discussion débute avec un fan (qui les a vu à Minneapolis) et un technicien (qui m’assure que le son sera tout aussi carré qu’à la Péniche). Le concert débute enfin et le son prend effectivement toute son ampleur. C’est parti pour une heure de décibels et de tensions électriques. Les premiers morceaux s’enchaînent rapidement, dans un déluge de guitares saturées, difficilement reconnaissables, mais l’essentiel n’est pas là. Le public est venu pour se prendre sa claque et il l’aura.

Au milieu du concert, les musiciens quittent la scène pour aller au milieu de la foule pour un set électro tout aussi nihiliste. Après cet intermède (sauf pour nos tympans toujours aussi sollicités) ils reviennent prendre leurs positions originelles. C’est la dernière ligne droite. Après avoir encore pioché quelques titres dans leur discographie plus ou moins récente (ils ne joueront qu’une seule chanson de leur dernier album) ils s’en prennent à leurs instruments qui, à l’évidence, ont déjà subi quelques assauts. Le bassiste Dion Lunadon suspend son instrument à la structure servant d’attache aux spots de lumières, la laissant tomber au sol sans plus d’émotion. C’est ensuite au tour d’Oliver Ackermann d’entreprendre le déménagement du matériel du groupe (vidéoprojecteurs, enceintes…) avant de revenir fracasser sa guitare au sol et d’en arracher violemment les cordes. Bref, un concert habituel d’A Place To Bury Stranger : les fans auront apprécié.

Nicolas Fournier

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